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http://www.bretagne-environnement.org/Air-et-climat/Le-climat-breton/Un-climat-a-la-douceur-oceanique
Dernière modification le 02 septembre 2010
La Bretagne se découpe en six zones climatiques distinctes, sortes de modulations autour du climat océanique tempéré régional.
Un climat océanique tempéré règne en Bretagne. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les pluies, quoique fréquentes, sont peu abondantes en Bretagne. Ce n'est pas tant la quantité de pluie qui est importante en Bretagne, mais plutôt la rapidité avec laquelle le temps change : des épisodes pluvieux laissent place en quelques heures au ciel clair. L'ensoleillement, quant à lui, dépend de la distance à la mer et de la latitude. Les courants et les vents marins adoucissent les variations diurnes et saisonnières des températures.
Fréquents et souvent forts, les vents sont surtout orientés ouest/sud-ouest et sont d'origine océanique. Ils homogénéisent les températures sur l'ensemble de la péninsule et influencent donc l'installation et la nature de la végétation. Ils exercent une pression naturelle sur l'environnement lorsqu'ils provoquent des tempêtes. Mais, ils favorisent aussi la dispersion des polluants atmosphériques. Grâce aux éoliennes, ils fournissent de l'énergie.
Cette apparente clémence climatique revêt, cependant, des nuances bien contrastées. Les zones littorales sont privilégiées : les hivers sont plus doux et les étés plus ensoleillés qu'à l'intérieur des terres. Les reliefs bretons les plus élevés reçoivent plus d'eau que le reste de la région.
En examinant de plus près les données climatiques locales, on peut néanmoins distinguer des zones climatiques à l’échelle infra-régionale selon la fréquence du vent, la pluviométrie et l’évolution des températures au cours des saisons.
Météo France a utilisé les mesures effectuées sur plusieurs dizaines d’années pour établir ce zonage climatique. En distinguant chaque paramètre (température, durée d’ensoleillement, précipitations, vent, etc.) et leur variation spatiale selon la saison, on peut mettre en évidence des différences significatives. Le zonage proposé, qui détaille six climats différents, a été établi de manière subjective grâce à l’expertise des climatologues de Météo France. Un travail, similaire pourrait être réalisé de manière statistique, en utilisant des outils de classification automatique.
Des palmiers et des mimosas à Landévennec ? Des cactus à Roscoff ? Des fraises à Plougastel ? Comment expliquer la présence de plantes de pays chauds sous les airs humides et tempérés de la Bretagne ? Notre région cache en fait une multitude de microclimats.
Grâce aux brises de mer, l'océan contrôle le climat littoral, bien sûr, mais aussi le temps qu'il fait à l'intérieur des terres. Pendant les longues journées d'été, le soleil chauffe le sol, et communique sa chaleur à l'air qui se réchauffe à son tour. Dilaté, donc plus léger, l'air remonte dans l'atmosphère où il se refroidit : c'est ainsi que naissent les cumulus. Pour remplacer la masse atmosphérique chaude qui remonte, l'air plus froid, situé au-dessus de la mer, se dirige vers le continent. La circulation de l'air en boucle s'appelle le mouvement de convection. De la mer vers la terre, il s'agit de la brise de mer qu'on observe la journée. Selon leur teneur en gouttelettes d'eau, les nuages amèneront, ou pas, des averses sur le continent. S'ils deviennent très nombreux, il se crée un tapis uniforme de stratocumulus.
La présence de ces nuages ou d'averses entraîne un fort contraste climatique en seulement quelques kilomètres, entre la bande littorale totalement ensoleillée et l'intérieur des terres où le ciel est couvert. De ce fait, la durée d'insolation est nettement plus importante sur le littoral qu'à l'intérieur des terres.
L'ensoleillement de l'Armor (pays de la mer, en breton) comptabilise jusqu'à 220 heures, contrairement à l'Argoat (pays des bois) qui peut tomber à 150 heures d'insolation, à Rostrenen (valeurs d'août 2002).
Malgré l'été et ses brises, il arrive que l'océan apporte des masses nuageuses douces et humides qui modifient le ciel : éclaircies et cumulus (ciel de traîne) font place à la grisaille côtière tenace. C'est alors le règne du crachin breton (glizhenn) ou de la brume (morenn). Les secteurs atmosphériques chauds viennent s'échouer sur les côtes nord et ouest en se heurtant aux hautes pressions. Les stratus demeurent donc le long de la bande littorale alors qu'à quelques kilomètres au-delà, les terres sont éblouies de soleil, on peut alors observer des contrastes thermiques allant jusqu'à 8 degrés !
Mais, les terres apportent aussi leur lot d'influences. Trop de vents, surtout ceux provenant du sud-ouest, peuvent amener à leur tour des nuages de la terre vers la côte nord bretonne, et ainsi, annuler les effets bénéfiques des brises de mer dans les départements concernés.
C'est un secteur de faible superficie soumis à des nuances locales du climat régional, sous l'effet de certaines caractéristiques physiques du milieu. Il existe des microclimats à l'échelle de quelques dizaines de kilomètres carrés, d'une ville, et même d'un champ.
La présence de reliefs peut, de manière significative, influencer le climat local : ils se comportent comme une barrière qui oblige l'air à s'élever, ce qui contribue au développement des nuages et des précipitations. Il n'est pas rare que la pluie tombe sur le point culminant, alors que plus loin, dans le sens du vent, le temps est sec, voire ensoleillé.
Certains milieux peuvent aussi être associés à des microclimats spécifiques. Par exemple, au-dessus des tourbières, il règne toujours un climat froid et humide ( tourbières). Elles sont très répandues dans le Finistère (Monts d'Arrées et Montagnes Noires).
A une échelle plus petite, les villes sont souvent moins exposées aux gelées que les campagnes. Regroupant les structures en béton, la chaleur de la journée s'emmagasine dans les rues et les bâtiments, qui la libèrent la nuit, ce qui réchauffe les zones urbaines de plusieurs degrés. Ce phénomène est connu comme l'effet chaleur des îles.
Mais les campagnes connaissent aussi des microclimats avec l'effet bocage. Les parcelles entourées de haies coupent le vent, diminuant ainsi l'évaporation de l'eau, et lorsque le soleil brille, les rayons solaires sont réfléchis. Ces deux mécanismes font régner une température favorable au sein du champ, pour une croissance optimale des cultures.
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