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Dernière modification le 06 janvier 2009


chiffres clés

Le gisement des déchets d'activités de soins à risques infectieux

Rédigé par :

Alice Aubert (GIPBE)

En collaboration avec :

Anne Vidy Agence régionale de santé de Bretagne (ARS Bretagne)




Une partie des déchets d’activités de soins à risques infectieux est gérée comme les ordures ménagères. Une autre appartient aux déchets dangereux et fait l’objet d’un traitement spécifique.


Les déchets d'activités de soins sont variés : seringues, compresses, emballages médicaux, etc. Si la plupart sont assimilés aux ordures ménagères, d’autres en revanche peuvent présenter des risques sanitaires. En plus d’être parfois coupants ou piquants, ils peuvent transporter des agents pathogènes infectieux, d’où leur nom : déchets d’activités de soins à risques infectieux (Dasri).

En 2007, environ 6 860 t ont été produites en Bretagne. En majorité (86 %) par les hôpitaux et les laboratoires d’analyses, mais aussi par ce qu’on appelle des producteurs diffus (maisons de retraites, professionnels de santé libéraux, patients en auto-traitement, etc.).

Les collectivités proposent localement divers modes de collecte : dépôt en pharmacie, dans une borne automatique, dans des locaux prévus à cet effet ou dépôt en déchèterie. Ce dernier reste le plus répandu en Bretagne (plus de 80 %).

Les Dasri dangereux sont le plus souvent incinérés. Le seul l’incinérateur habilité à les éliminer se trouve à Brest. Il en brûle environ 2 500 t par an. Le reste transite à Nantes ou est « banalisé » , c'est-à-dire prétraité par désinfection, avant d’intégrer le circuit des déchets non dangereux. Seules deux installations de ce type fonctionnent actuellement en Bretagne, à Saint-Brieuc et Saint-Avé. Elles ne traitent que les déchets produits par des adhérents ou des déchets autoproduits.