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Dernière modification le 17 février 2009


chiffres clés

Le gisement des déchets du bâtiment et des travaux publics

Rédigé par :

Alice Aubert (GIPBE)

En collaboration avec :

Jacques Lemasson Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement en Bretagne (Dreal Bretagne)




Déchets de chantier Déchets de chantier

Le secteur du bâtiment et des travaux publics est le premier producteur de déchets en Bretagne. Ce sont pour l’essentiel des déchets inertes non dangereux.


Avec un tonnage de 4 009 600 tonnes de déchets par an – gravats, résidus de fabrications, emballages, etc. - le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est celui qui produit le plus  de déchets en Bretagne. Ces déchets encombrants peuvent être dangereux. C’est le cas pour 5 % des déchets du bâtiment et 1,4 % des déchets des travaux publics1.

Les déchets bretons de chantiers du bâtiment et des travaux publics en 2001
Les déchets bretons de chantiers du bâtiment et des travaux publics en 2001

Si la quantité de ces déchets est importante, la plus grande part n’a pas d’impact direct sur l’environnement. Parmi les déchets non dangereux, ceux dits inertes, sont les plus nombreux (3 192 500 tonnes). Dans le bâtiment, 65 % des déchets sont inertes. Cette part atteint même 88,7 % pour les travaux publics.

Que deviennent ces déchets ? Les directions départementales de l’équipement assurent localement, à l'échelle départementale, la gestion des autorisations d’installations de stockage de déchets inertes. Ce sont des gestionnaires privés ou publics qui s'occupent des installations de stockage.

Le traitement des déchets inertes diffère selon les volumes concernés.  Ceux des particuliers, en faible quantité, partent en déchèterie ; les gros volumes sont dirigés vers une installation de stockage adaptée (ISDI). En novembre 2008, on compte en Bretagne 63 ISDI, soit, en Ille-et-Vilaine : 6 ISDI autorisées pour un total de 13 dossiers en cours d’instruction (capacités restantes des ISDI autorisées fin 2007 : 4 087 418 m 3), dans le Finistère : 10 ISDI autorisées et 24 dossiers en cours d’instruction, dans les Côtes-d’Armor : 24 ISDI (volume estimé de près de 3,7 millions de m3) dont 2 en cours d’instruction et dans le Morbihan : 23 ISDI et une capacité totale de 6,1 millions de m3. Certaines installations classées comme les carrières stockent également des déchets inertes.

La valorisation de ce type de déchets est encore peu développée, alors qu'ils peuvent être utilisés pour le remblai des carrières ou la réhabilitation des décharges. La difficulté est souvent de trouver un chantier ou une carrière proche de la zone où les déchets sont produits. Néanmoins, c’est une solution qu’il conviendra d’étudier en lien avec l'évolution des exploitations de gisements de granulats en Bretagne.

Les déchets dangereux suivent une filière spécifique. On peut noter que sur les 107 100 tonnes de déchets dangereux du BTP en Bretagne, près de 86 % sont du bois traité, et qu’il n’y a, à ce jour, pas de filière de traitement du bois souillé dans la région.


[1] « Les déchets de chantiers du bâtiment en Bretagne – Proposition pour un schéma régional », janvier 2001, fédération française du bâtiment en Bretagne