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http://www.bretagne-environnement.org/Dechets/Quelles-actions/La-sensibilisation/Le-compostage-domestique
Dernière modification le 06 janvier 2009
Une pratique traditionnelle remise au goût du jour
Alors que le tri des emballages est rentré dans les mœurs, la pratique du compostage s’est perdue. Face aux atouts qu’il présente, de nombreux acteurs de la gestion des déchets souhaitent son retour.
Il y a urgence, nos poubelles débordent ! On produit deux fois plus d’ordures ménagères qu’il y a 40 ans. Les déchets de cuisine et de jardinage sont aujourd’hui en grande partie jetés alors qu’ils pourraient être réutilisés au jardin ou dans les espaces verts collectifs. Épluchures de légume, marc de café, tontes de gazons et autres déchets organiques se décomposent naturellement - à condition d’être dans un lieu humide et aéré - pour fournir un compost prêt à enrichir le sol.
Produit traditionnel remis au goût du jour, ce qui n’est qu’un tas de matière en décomposition présente un enjeu de taille : en Bretagne chaque année, près de 400 000 tonnes de déchets verts sont reçues en déchèteries… et gérées par les collectivités locales. Sans compter que nos poubelles contiennent elles aussi jusqu’à 30 % de déchets organiques !
D’après des estimations de l’ Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le compostage domestique pourrait réduire chaque année la quantité de déchets collectés de 60 kg par habitant. Il a bien d’autres avantages puisqu’il limite les volumes collectés, désengorge les incinérateurs et détourne les déchets organiques des installations de stockage tout en optimisant leur recyclage.
Le compostage domestique est fortement plébiscité en France, car actuellement, on manque partout sur le territoire de place pour stocker les déchets. Le ministère en charge de l’Environnement et l’Ademe ont lancé un plan national de soutien en 2005. Objectif : mobiliser en France 100 000 foyers par an ! Composter est un des gestes écocitoyens – au même titre qu’être plus sélectif dans sa consommation - qui s’inscrit dans une démarche nationale de prévention. Son but est de réduire à 200 kg la quantité de déchets par an et par habitant enfouis ou incinérés d’ici 2015, contre près de 360 kg en 2005.
En Bretagne, la mobilisation est au rendez-vous. Les quatre conseils généraux, via leur plan départemental d’élimination des déchets ménagers et assimilés, souhaitent développer le compostage domestique. Par exemple, le Morbihan veut impliquer + 30 % de ménages d’ici 2015, les Côtes-d’Armor souhaitent convaincre 60 % de la population pavillonnaire et 80 % de la population rurale d’ici 2015.
Qu’en est-il aujourd’hui ? De plus en plus de communes et de communautés de communes proposent des composteurs à moindre prix pour inciter leurs habitants à s’équiper. Dans certaines communes, comme celles de la communauté d’agglomérations du pays de Vannes, même les personnes logeant en immeuble peuvent en profiter. Depuis les années 1990, 60 % des collectivités bretonnes ont promu le compostage domestique. Entre 2003 et 2007, le nombre de composteurs est passé de 22 500 à 74 145 1, pour atteindre en 2008, 106 000 composteurs.
[1] La pratique du compostage en tas ne nécessite pas de composteur. Ces chiffres sont donc des approximations a minima du nombre de foyers compostant leurs déchets organiques.
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