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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/L-eau-et-ses-usages/Usages-domestiques/L-alimentation-en-eau-potable-sur-les-iles-bretonnes

 

Dernière modification le 05 septembre 2008


chiffres clés

L’alimentation en eau potable sur les îles bretonnes

Rédigé par :

Emilie Novince (GIPBE)

En collaboration avec :

Olivier Nauleau Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement en Bretagne (Dreal Bretagne)




Confrontées à les situations de pénuries ou de rareté de l'eau, les îles bretonnes doivent développer des stratégies pour subvenir à leurs besoins en eau potable.


Les îles du Ponant et l'insularité hydraulique
Les îles du Ponant et l'insularité hydraulique

Pauvres en nappes phréatiques, bassins versants peu étendus... l’alimentation en eau potable sur les îles bretonnes est une réelle préoccupation. Chaque île doit s’adapter à ses ressources naturelles et développer sa propre stratégie pour subvenir aux besoins en eau de ses résidents. En prenant en compte que le nombre de résidents sur les îles en été, période la moins arrosée de l’année, vient à décupler (Belle-Île : 4 800 résidents l’hiver, 180 000 l’été ; Sein : 250 habitants l’hiver, 1 500 l’été). Ainsi, dès les années 1960-1970, pour assurer les nouveaux besoins durant l’été, les communes insulaires ont parfois affrété des bateaux-citernes ou de la marine nationale pour le transport de l’eau douce. Aujourd’hui ces pratiques n’ont plus court ; excepté en 2005, à Belle-Île suite à une importante pénurie d’eau.

Les différents modes d'alimentation en eau potable sur les îles de Bretagne
Les différents modes d'alimentation en eau potable sur les îles de Bretagne

Alors que sur le continent, le nombre de foyers s’équipant d’un récupérateur d’eau de pluie émerge tout juste, de telles citernes existent depuis longtemps déjà dans de nombreuses habitations d’îliens : environ 80 % des maisons de Molène en possèdent, et 50 % à Sein. Une citerne (270 m3) et un impluvium (4 000 m3) recueillent également l’eau de pluie pour les îliens de Molène. Et quand vraiment l’eau du ciel ne suffit pas, les îles se tournent vers l’eau stockée dans les barrages, le sol (forage) et vers la mer. Ouessant, Groix et Belle-Île-en-Mer, compte tenu de leur éloignement au continent et de leur importance en surface et en population ont opté pour le stockage d’eau en barrage ou retenue. L’île de Sein dessale l’eau de la mer d’Iroise depuis 1976.
Belle-Île s’est décidée à tenter l’expérience au printemps 2006 (suite à l’importante pénurie d’eau qu’elle a connue en 2005) et pourrait envisager d’installer une unité fixe sur l’île si les résultats sont probants. Les communes insulaires proches du continent (Batz, Bréhat et les îles du Golfe du Morbihan) ont opté pour des canalisations sous-marines, qui les relient aux réseaux d’eau potable du continent.