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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Le-contexte-breton/Eaux-de-surface/Des-cours-d-eau-et-des-bassins-versants-sensibles

 

Dernière modification le 24 septembre 2008


comment ça marche ?

Des cours d'eau et des bassins versants sensibles

Rédigé par :

Ophélie Delaunay (GIPBE)

En collaboration avec :

Pierre Aurousseau Agrocampus Ouest (Agrocampus Ouest)




Evel Evel

De par leurs caractéristiques physiques et géologiques, les cours d'eau bretons réagissent différemment aux variations climatiques et hydrologiques et présentent une sensibilité particulière aux pollutions. A l'échelle régionale, il existe pourtant deux constantes : les mécanismes épurateurs des cours d'eau et des zones humides sont limités, de même que l'abondance de la ressource en eau.


De façon générale, la qualité des rivières bretonnes est globalement influencée par celle de l'eau provenant de l'amont des bassins versants. En effet, comme 50 % au moins des bassins versants sont situés en tête de réseau (c'est ce qu'on appelle des bassins versants d'ordre 1 1 ) et que, la plupart du temps, les parties amont des bassins sont plus arrosées que les parties aval, les scientifiques estiment que ces cours d'eau ont acquis plus de 50 % de leur composition chimique dès l'exutoire des bassins d'ordre 1. Or, les bassins versants bretons sont en moyenne peu étendus. En conséquence, le temps de séjour de l'eau dans le réseau hydrographique est court ce qui limite la capacité auto-épuratrice du réseau. De plus, les activités humaines occupent une part prépondérante de ces bassins versants ; elles laissent un espace restreint et très fragmenté aux zones naturelles telles que les zones humides de fonds de vallée qui peuvent participer de l'épuration de certains polluants. Ces deux facteurs concourent à rendre les cours d'eau bretons plus sensibles aux pollutions qu'elles soient ponctuelles ou diffuses.

L'Aulne et de la Seiche, deux bassins versants contrastés
L'Aulne et de la Seiche, deux bassins versants contrastés

De l'eau partout ne signifie pas forcément de l'eau en abondance. Ainsi, le débit moyen annuel des cours d'eau est globalement plus élevé à l'ouest de la Bretagne qu'à l'est. Pourquoi ? Parce que cette zone bénéficie d'un climat plus arrosé et d'un sous-sol granitique très fracturé dont la capacité de stockage en eau est plus grande. Ainsi en été, si les débits d'étiage restent soutenus à l'ouest, l'est de la région peut connaître des débits d'étiage presque nuls. C'est le cas en particulier pour certains cours d'eau tels que la Seiche en Ille-et-Vilaine qui s'écoule sur des grès imperméables et n'est pas connectée à des nappes souterraines.
Dans une région où les prélèvements dédiés à l'agriculture, à l'industrie et à l'eau potable se font à 80 % dans les eaux de surface, cette variabilité de la ressource superficielle est critique pour assurer le maintien des activités humaines et le bon état écologique des milieux aquatiques.


  • (1) d'après la codification de Strahler

Sources

Le défi de la qualité des eaux en Bretagne - Conseil économique et social de Bretagne - 2003