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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Les-pollutions-et-menaces/Cyanobacteries/Cyanobacteries

 

Dernière modification le 01 juin 2011


chiffres clés

Suivi sanitaire 2010 des cyanobactéries en eau douce

Rédigé par :

Laetitia Beauverger (GIPBE)

En collaboration avec :

Thierry Panaget Agence régionale de santé de Bretagne (ARS Bretagne)




Efflorescences de cyanobactéries Efflorescences de cyanobactéries

30,5 % des zones de baignades et de loisirs en eau douce ont fait l’objet d’une interdiction ou limitation d’usage pendant la saison estivale 2010 en raison de prolifération excessive de cyanobactéries.


Les cyanobactéries sont des micro-organismes naturellement présents dans les eaux douces, calmes et riches en éléments nutritifs ( azote et surtout phosphore). Depuis 30 à 40 ans, on assiste à une augmentation de leur quantité et de leur fréquence d’apparition. Certaines produisent des toxines pouvant provoquer des affections du type gastro-entérites, atteintes hépatiques, nerveuses et de la sphère ORL.

Cyanobactéries dans les eaux douces de loisir bretonnes, saison 2010
Cyanobactéries dans les eaux douces de loisirs bretonnes

L’ Agence régionale de la santé a exercé entre mai et septembre 2010 un contrôle sanitaire sur 36 sites de baignades et de loisirs nautiques en Bretagne. 47 % des sites ont connu des épisodes de fortes proliférations de cyanobactéries (> 100 000 cellules/ml). Lorsqu’un tel seuil est dépassé le site devient l’objet d’une surveillance active, d’une information du public et d’une limitation d’usage.

11 sites, contre 14 en 2009, ont connu une interdiction ou une limitation d’usage pendant la période estivale. Lors des proliférations observées, les concentrations mesurées ont dépassé les 20 000 cellules/ml pour 57 % des cas, et les 100 000 cellules/ml pour 24 %.
Les eaux superficielles destinées à la production d’eau potable sont aussi soumises à ce contrôle sanitaire. Depuis 2006, si quelques proliférations algales ont pu être observées, aucune toxine n’a été mise en évidence dans les eaux distribuées au-delà de la limite réglementaire (1 mg/l total microcystines).