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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Qualite-et-quantite/Hydrologie/La-ressource
Dernière modification le 05 novembre 2008
La région dispose d’une ressource en eau abondante. Cependant, cette eau n’est pas également répartie dans l’espace et dans le temps.De part et d'autre d'un axe Saint-Brieuc-Vannes, la pluviométrie et la géologie différencient l'hydrologie régionale.
A l’ouest de l’axe Saint Brieuc-Vannes, où la pluviométrie est relativement abondante et les roches granitiques dominantes, les eaux sont plus vives et les débits d’étiages plus soutenus en période sèche. À l’est, les reliefs schisteux s’adoucissent et la pluviométrie est plus faible, les étiages peuvent être sévères.
Alors qu’en France, 60 % de l’eau potable est issue des eaux souterraines, en Bretagne 80 % des eaux brutes sont prélevées dans les eaux de surface. Ceci est dû à la nature compacte du sous-sol peu propice à la formation d'une porosité souterraine permettant d'accueillir de grandes nappes phréatiques. Pour pallier à la sévérité des étiages de certains cours d’eau ou au contraire assurer l’écrêtement des pointes de crue et surtout pour l’alimentation en eau potable, des retenues d’eau artificielles ont été construites pour fournir une ressource en eau conséquente. Cependant, en cas de sécheresse prolongée, comme entre 2003 et 2005, le niveau des retenues peut venir à baisser de façon alarmante et menacer de pénurie toute un secteur dépendant de cette ressource. Le suivi de l’état de remplissage fait ainsi l’objet d’une surveillance sérieuse.
La nature compacte du sous-sol breton limite le volume des nappes souterraines, mais ne le rend pas pour autant totalement imperméable. Localement, l'eau souterraine peut donc devenir une ressource. Depuis 1974, plus de 22 800 forages ont ainsi été réalisés en Bretagne et alimentent des particuliers, des industries ou encore de petites collectivités. L'exploitation des réserves souterraines a été peu étudiée car peu utilisée. Mais cela commence à changer, notamment grâce à la directive cadre sur l'eau qui nous impose de mieux connaître nos masses d'eau souterraines.
Disposer d’une eau en quantité n’est pas seulement indispensable pour assurer toutes nos activités (eau de boisson, hygiène, industrie, agriculture). Au même titre que la qualité de l’eau, la quantité d’eau est également un préalable indispensable à toutes vie dans les cours d’eau. Qu’ils soient d’origine naturelle (sécheresse, pluies…) ou artificielle (pompages, modifications morphologiques…), les variations de débits régissent l’établissement, le maintien et l’évolution des populations vivant dans les rivières.
Précipitations, débits, niveaux des nappes et des retenues, mais aussi risques de sécheresses et d’inondations sont étroitement surveillés afin de garantir une disponibilité en eau tout au long de l’année pour les activités humaines et le maintien de la biodiversité aquatique, et aussi assurer la sécurité des citoyens.
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