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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Qualite-et-quantite/Qualite-des-eaux-de-surface/Qualite-physico-chimique
Dernière modification le 25 février 2011
En 2009, les cours d'eau bretons présentent une qualité physico-chimique globalement peu satisfaisante.
La connaissance de la qualité physico-chimique des cours d’eau s’appuie sur des mesures effectuées sur des sites représentatifs répartis en Bretagne. Actuellement, les données sont produites par des réseaux locaux et les réseaux du programme de surveillance mis en place en application de la directive cadre sur l’Eau. En Bretagne, le réseau de contrôle de surveillance comporte 87 stations, il est destiné à donner une image globale de l’état de qualité des cours d’eau.
Les valeurs exprimées dans les cartes et graphiques sont des percentiles 90 : elles représentent pour un point d’observation donné la concentration pour laquelle 90 % des mesures étaient inférieures. Ces valeurs ne sont donc pas des moyennes, mais plutôt les teneurs les plus fortes observées dans l’année.
Les nitrates - Après une forte croissance dans les années 1990 puis une baisse observée au début des années 2000, les concentrations en nitrates dans les cours d’eau semblent se stabiliser depuis 2002. En 2009, la moyenne régionale des concentrations les plus fortes mesurées dans les bassins versants était de 36 mg/l. 98 % des cours d’eau suivis présentent des teneurs en nitrates supérieures à 50 mg/l et dans 84 % des cas les teneurs dépassent 25 mg/l, soit la valeur guide à ne pas dépasser.
En 2009, les plus mauvais résultats observés se situaient au nord de la région, mais les rivières de Bretagne, dans leur ensemble, présentaient des résultats très médiocres, la présence de nitrates restant partout trop élevée. Le flux d’azote rejeté en mer a été estimé à 70 200 tonnes soit 36,8 kg d’azote/ha de surface agricole utile. Seules 2 stations suivies étaient de bonne (Elorn) et très bonne qualité (Ellez).
Les pesticides - La contamination des cours d’eau par les pesticides est tout aussi préoccupante. Elle se caractérise par une grande diversité de molécules, souvent présentes simultanément, et quelques pics de concentration. Tout le territoire breton est concerné. On note, en 2009, la présence de pesticides dans 94 % des stations suivies dans les cours d’eau (teneurs supérieures à 0,1 µg/l). Pour la moitié d’entre eux, les teneurs ont dépassé 0,5 µg/l. Pour 8 stations, la teneur a parfois dépassé 2 µg/l, soit la limite réglementaire admissible dans une ressource destinée à produire de l’eau potable ; pour 9 des 13 prélèvements concernés, le glyphosate et/ou l’AMPA (son métabolite) sont en cause.
Ces deux molécules sont les plus fréquemment retrouvées dans les échantillons. Les herbicides du maïs et l’isoproturon sont aussi fréquemment retrouvés. Des substances interdites ont encore été détectées, parfois même à des concentrations élevées : 1,68 µg/l d’atrazine sur le Canut Nord, plus de 8 µg/l d’aldicarde sulfone sur l’Aulne et l’Aff.
Phosphore et eutrophisation - Les rivières bretonnes présentaient une contamination au phosphore peu marquée : 73 % des stations étaient classées en bonne voire très bonne qualité. Les 23 stations de moyenne qualité étaient principalement dans le bassin de la Vilaine dont les caractéristiques (faible dilution en étiage) favorisent l’eutrophisation des eaux. En effet, la présence de phosphore dans les rivières et les retenues à faible écoulement en période estivale favorise le développement important d’algues et de végétaux aquatiques entraînant une augmentation du taux de matières organiques dans les eaux.
Les matières organiques - Les matières organiques sont naturellement présentes dans l’eau. Elles sont également issues des rejets urbains, agricoles ou industriels, et de la prolifération des végétaux aquatiques (liée à l’eutrophisation). En trop forte quantité, elles perturbent l’équilibre biologique naturel et peuvent gêner la production d’eau potable. En 2009, la qualité des rivières bretonnes vis-à-vis des matières organiques était globalement peu satisfaisante : 78 % des stations présentaient une qualité moyenne à mauvaise.
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