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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Quelles-actions
Dernière modification le 17 novembre 2011
La reconquête de la qualité de l’eau et des milieux aquatiques est un objectif permanent. C’est pourquoi l’État a mis en place une réglementation spécifique, dont les fondements les plus récents sont la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) de 2000 et la loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 1992, complétée en décembre 2006. En complément de ces obligations réglementaires, des programmes incitatifs (contractuels) ont été mis en place, et des équipes de chercheurs sont associés à la démarche afin de mieux comprendre les mécanismes en jeu dans l’évolution de la qualité de l’eau.
« L'eau n'est pas un bien marchand comme les autres mais un patrimoine qu'il faut protéger, défendre et traiter comme tel » -DIRECTIVE 2000/60/CE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau, article 1er.
Préserver les qualités physique, biologique et physico-chimique des milieux aquatique permet de garantir la sécurité de la population et de ses biens. D’un point de vue écologique, plus un milieu est diversifié, ce qui est le cas quand il n’est pas détruit ou altéré, plus il est stable, et plus sa résilience est bonne. Ainsi, la préservation de milieux aquatiques fonctionnels et en bon état permettrait à la collectivité de limiter ses dépenses en matière de lutte contre les pollutions diffuses, l’eutrophisation, les inondations, sécheresse, etc. De plus, l’attrait paysager qu’apportent des milieux aquatiques fonctionnels améliore le cadre de vie (un point fort en milieu urbain), le tourisme ou encore la pratique de sports de loisirs liés à l’eau, notamment la pêche.
"Patrimoine commun de la Nation", les eaux de surface et souterraines sont gérées en France conformément à deux grandes lois fondatrices votées en 1964 et en 1992, codifiées dans le code de l'environnement. Ces lois, révisées en 2006 répondent notamment aux objectifs de la directive européenne établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l'eau ( DCE), s'appuient sur un grand principe rappelé dans l'article 2 de la loi sur l'eau de 1992 : la gestion équilibrée de la ressource en eau.
Cette gestion globale et intégrée vise à concilier les enjeux écologiques (patrimoine naturel) et économiques (usages) dans des territoires hydrogéographiques cohérents : les bassins versants, dont le bassin Loire – Bretagne dans lequel se trouve notre région. Un des outils de cette gestion est le schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE), en cours de révision pour intégrer les objectifs de la DCE.
Cet outil global est décliné au niveau local par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE), auxquels s'ajoute bien sûr toute la réglementation nationale relative aux polices de l'eau et des milieux aquatiques ou à la protection des eaux destinées à la consommation humaine (périmètres de protection autour des points de prélèvements).
La réglementation vise en outre une plus grande transparence en matière d'information des élus et du public par l'accès aux documents de planification, l'information sur la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine, l'enquête publique, etc.
La réglementation seule ne pouvant assurer une reconquête rapide de la qualité des eaux et des milieux aquatiques, des programmes contractuels, incitatifs et assortis d'aides financières, ont été mis en place grâce aux financements de l'Europe, de l'État (via l'Agence de l'Eau) et des collectivités territoriales (région et départements).
Mais dans tous les cas, cette bataille de l'eau ne pourra être gagnée sans une prise de conscience collective des citoyens, et notre implication à tous dans nos actions de tous les jours.
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