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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Quelles-actions/L-eau-sous-surveillance/Une-journee-de-preleveur-d-eau-dans-le-Morbihan
Dernière modification le 12 avril 2006
Rédigé par :
Gaëlle Jolivet (GIPBE)
En collaboration avec :
Claire Morisson
, Nathalie Danet
(Dreal Bretagne)
Le suivi de la qualité de l'eau des rivières commence souvent les pieds dans l'eau, un flacon à la main
Suivez une campagne de prélèvement dans une rivière.
Au volant de sa voiture de service, Nathalie D. commence sa journée de prélèvement d'eau. Elle travaille à la Direction régionale de l'environnement en Bretagne (Diren Bretagne) pour un réseau qui suit la qualité de l'eau d'une partie des rivières bretonnes. Elle recueille des échantillons d'eau et mesure différents paramètres physiques, dont la température de l'eau et la pression atmosphérique.
En cette journée d'octobre, Nathalie D. doit visiter 6 stations sur les 10 qui marquent les étapes de sa tournée mensuelle. A chaque arrêt, elle répètera les mêmes prélèvements et les mêmes mesures.
Pour suivre la qualité de l'eau des rivières, la Diren Bretagne a choisi des endroits bien précis, des stations de mesure, qui se répartissent tout au long des cours d'eau.
Une station est sélectionnée en fonction de ce que l'on cherche à connaître (état général des milieux aquatiques, suivi des impacts ou alimentation en eau potable) et sur des aspects pratiques comme la facilité d'accès au site. Chaque station se caractérise par sa localisation géographique, la commune dont elle dépend, le cours d'eau sur lequel elle est située et par le réseau de mesure auquel elle appartient.
Les stations sur lesquelles Nathalie D. se rend aujourd'hui dépendent d'un réseau de mesures patrimoniales. Ces stations sont surveillées régulièrement, depuis plusieurs années, pour suivre l'évolution générale des milieux aquatiques. Des prélèvements y sont effectués une fois par mois.
Nathalie D. jette un œil aux flacons qu'elle stocke dans des glacières. Elle a toujours un important stock de glace en réserve car les échantillons doivent être transportés dans l'obscurité et au frais jusqu'au laboratoire pour conserver leurs caractéristiques chimiques.
A la station de Quistinic, le Coët-Organ est facilement accessible. Nathalie D. n'hésite pas : elle chausse ses cuissardes, s'empare de plusieurs flacons qu'elle a préalablement datés, entre dans l'eau et avance jusqu'au milieu du cours d'eau pour effectuer ses prélèvements. Pour garantir un échantillonnage rigoureux, elle doit respecter une procédure standard fixée par le laboratoire qui fournit les flacons. Ainsi, elle rince trois fois certains flacons avant de les plonger à la main, directement dans la rivière, dans le sens du courant, à environ 30 cm de profondeur.
Nathalie D. réalise plusieurs mesures directement au niveau des stations à l'aide de sondes électroniques, de thermomètres et de baromètres : les températures de l'eau et de l'air, ainsi que la pression atmosphérique. Certains paramètres sont aussi mesurés in situ pour être comparés ultérieurement aux analyses qui seront faites en laboratoire. C'est le cas de l'oxygène dissous dans l'eau, qui conditionne la vie de la faune aquatique ; ou encore du pH, dont la mesure permet d'évaluer le caractère basique ou acide d'une eau.
Aux mesures in situ, s'ajoutent plusieurs observations qui peuvent servir lors de l'interprétation des résultats : la couleur de l'eau, son irisation, l'ensoleillement, la présence de bois ou de feuilles dans l'eau, etc.
Parfois les cours d'eau sont difficilement accessibles ; le préleveur utilise alors un seau, muni d'une corde, qu'il lance du haut d'un pont. C'est le cas à Guénin, où Nathalie D. récolte l'eau directement dans le seau, préalablement rincé trois fois afin d'éviter toute contamination.
La turbidité (ou limpidité) est la dernière mesure in situ qu'accomplit Nathalie D. à las station de Quelneuc. Elle permet d'évaluer la richesse en particules d'une eau. La turbidité se mesure à l'aide du disque de Secchi. Le principe de la mesure est simple : un disque blanc et noir est fixé à l'extrémité d'une corde graduée que le préleveur plonge dans le cours d'eau. Quand la couleur blanche du disque devient à peine visible, le préleveur mesure alors la longueur de la corde immergée.
Paimpont est la dernière station de la tournée de Nathalie D. Elle peut désormais apporter les échantillons au laboratoire d'analyse. C'est maintenant au laboratoire d'analyse de l'Ecole nationale supérieure de la santé publique d'intervenir, de mesurer, d'analyser. Bref, de révéler toutes les informations qui permettront de savoir comment se portent les rivières bretonnes de cette tournée automnale.
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