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http://www.bretagne-environnement.org/Eau/Quelles-actions/Restauration-et-entretien-des-milieux-aquatiques/Pour-un-bon-etat-morphologique-des-milieux-aquatiques
Dernière modification le 29 octobre 2007
Rédigé par :
Emilie Novince (GIPBE)
En collaboration avec :
Fabrice Craipeau
, Nathalie Lerat
(AELB)
Hier, patiemment entretenues par un monde rural actif, les rivières ont été depuis souvent oubliées et dévalorisées. Les 30 000 km de cours d'eau qui serpentent la Bretagne constituent pourtant des écosystèmes riches mais également complexes et fragiles, qu'il convient d'aborder globalement. Le Contrat restauration entretien est une réponse à l'objectif de bon état des eaux institué par la Directive cadre sur l'eau.
La Directive cadre sur l'eau (DCE) du 23 octobre 2000 fixe un objectif « de bon état des eaux » en 2015. Pour atteindre cet objectif, il ne s'agit pas uniquement d'agir sur les pollutions physico-chimiques ( nitrates, phosphore, pesticides, etc.), il est également essentiel d'intervenir sur les altérations morphologiques des milieux aquatiques. En effet, certaines actions comme les travaux agricoles de reprofilage et de rectification, réalisés à la fin des années 1970 jusqu'au début des années 1980, ont eu pour conséquences la perturbation de la dynamique naturelle des cours d'eau. De plus, le manque d'entretien des berges ou encore l'assèchement de zones humides, qui ne contribuent pas à maintenir les fonctionnalités des milieux aquatiques, ont pour conséquence d'impacter sur la biologie des espèces végétales et animales, et donc sur le bon état écologique.
Pendant longtemps l'entretien des 30 000 km de rivières de Bretagne a été assuré par les riverains qui tiraient profit de l'exploitation de la ripisylve (pour le bois de chauffage) et de l'énergie hydraulique (moulins), tout en se préservant des phénomènes d' inondation et d'érosion. Après-guerre, l'agriculture s'est modernisée, les fonds de vallées ont perdu leur intérêt et l'entretien des cours d'eau a été abandonné. Dans les années 1970, les associations de protection de la nature et les associations de pêche se substituent aux riverains et mettent en œuvre la restauration des cours d'eau indispensable à la vie piscicole et à la pratique de la pêche. Dans les années 1990, les collectivités locales, renforcées par la loi sur l'eau de janvier 1992 qui a modifié le contexte d'aménagement en introduisant les principes de gestion globale et équilibrée de la ressource en eau, s'engagent dans la gestion des rivières.
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| Embâcle en travers du Scorff |
Malheureusement, les fréquentes pratiques de curages et de recalibrages des cours d'eau, pensés et réalisés à l'échelle de la commune, se sont souvent révélés désastreuses pour le milieu :
- modification du transit des eaux accentuant les impacts des inondations et les apports polluants ;
- phénomènes d'embâcles et de ruptures d'embâcles ;
- coulées de boues et érosion des sols accrues entraînant des apports de sédiments dans les cours d'eau, leur envasement et la baisse de leurs capacités d'autoépuration ;
- perturbation des équilibres faunistiques et floristiques et appauvrissement des écosystèmes aquatiques.
Pour aider les collectivités à mieux gérer les rivières, l' Agence de l'eau Loire-Bretagne propose le Contrat restauration entretien (CRE). Il s'agit d'un outil de gestion à l'échelle du bassin versant et du corridor fluvial. Ses objectifs : corriger les altérations constatées sur les cours d'eau et les zones humides en préservant les fonctionnalités existantes, en restaurant les fonctionnalités dégradées ou en recréant des fonctionnalités pour des milieux très artificialisés. Ceci tout en favorisant une approche globale et cohérente des milieux aquatiques, notamment en s'articulant de façon cohérente et compatible avec les objectifs du Schéma d'aménagement et de gestion des eaux (Sage).
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