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http://www.bretagne-environnement.org/Energie/Le-contexte-breton/L-electricite-en-Bretagne/D-ou-vient-l-electricite-consommee-en-Bretagne
Dernière modification le 14 septembre 2008
Rédigé par :
Emmanuèle Savelli (GIPBE)
En collaboration avec :
Ivan Saillard (réseau De Transport D'électricité)
L'essentiel de l’électricité consommée en Bretagne est produite hors des frontières régionales.
Pourquoi dès qu'il fait froid en Bretagne ressurgit la menace d'une coupure d'électricité ? Aux particularités géographiques, s'ajoutent des facteurs historiques : le projet de centrale de Plogoff, abandonné en 1981, n'a pas été remplacé par un autre moyen équivalent de production d'énergie électrique ; d'autre part la consommation électrique bretonne n'a cessé d'augmenter régulièrement depuis cette époque.
Résultat : aujourd'hui, la région a régulièrement du mal à assurer ses pics de consommation en hiver. Il faut dire que sa production d'électricité ne couvre que 8 % de ses besoins. Plus des deux-tiers de l'électricité entrant sur le réseau en Bretagne est d'origine thermonucléaire. Elle vient des centrales de Flamanville dans le Cotentin et Chinon en Indre-et-Loire. Le dernier tiers est produit par la centrale thermique de Cordemais près de Nantes qui fonctionne au charbon et au fioul.
Pour produire de l'énergie sur son territoire, la Bretagne dispose de l' énergie hydraulique - en particulier l'usine marémotrice de la Rance - et des éoliennes qui se multiplient. Elle peut également compter sur la cogénération (industrielle, tertiaire et agricole), sur l'incinération et deux turbines à combustion fonctionnant au fioul, situées à Dirinon et Brennilis dans le Finistère.
Il est très difficile de stocker l'électricité. Il faut donc produire à chaque instant de quoi répondre aux besoins. La production finale tient compte de la continuité de chaque source d'énergie et du temps nécessaire pour moduler son intensité. La base de la production est fournie par les sources mobilisables en continu mais dont l'ajustement est lent et ne peut répondre à des variations subites de la demande. Il s'agit du nucléaire, des sources thermiques (cogénération, incinération etc.) et de la centrale de Cordemais. Cette dernière peut également être utilisée pour répondre à des pointes, de même que les turbines à combustion de Brennilis et Dirinon, ultimes réserves de puissance.
Parmi les sources d'électricité discontinues, il y a l'usine marémotrice de la Rance produisant selon les marées. Sa production, bien que prévisible, ne peut participer à la régulation. Il en va de même bien sûr de l'éolien conditionné par les aléas météorologiques et du photovoltaïque dépendant de l'ensoleillement.
Pour répondre aux pointes de consommation en Bretagne, il est donc actuellement nécessaire d'avoir recours à des moyens de production thermique fossile, émetteurs de CO2 et autres polluants. Or ces dernières années, la consommation de pointe n'a cessé de progresser.
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