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http://www.bretagne-environnement.org/Media/Donnees/Reseaux-de-mesures
La qualité et la « quantité » des eaux superficielles, souterraines et littorales évoluent naturellement et sous l'influence des activités humaines. Comprendre le fonctionnement de ces milieux est crucial pour évaluer leur état et l'impact des activités humaines, les comparer à des situations non perturbées, proposer une protection et une gestion adaptées localement. La surveillance sanitaire de l'eau est également obligatoire pour garantir la qualité de l'eau potable, des zones conchylicoles ou de pêche à pied, des eaux de baignades, etc. Afin d'assurer ces missions de suivi et de contrôle, de nombreux réseaux mesurent la qualité et les quantités (débit des rivières, niveau des nappes phréatiques) des eaux bretonnes de surface, du sous-sol et côtières.
Une eau de bonne qualité est essentielle à la fois pour la santé publique, pour la vie aquatique mais aussi pour des raisons économiques.
La réglementation, qu'elle soit communautaire ou nationale, fixe des critères physiques, chimiques et biologiques de qualité d'eau en fonction de ses usages, avec le plus souvent des limites à ne pas dépasser. Par exemple, la concentration en nitrates dans l'eau potable ne doit pas dépasser 50 milligrammes par litre. De même, en cas de sécheresse, afin de conserver suffisamment d'eau pour la vie aquatique, les prélèvements dans les rivières peuvent être temporairement interdits et certains usages limités (irrigation, lavage des voitures, etc.). Les réseaux de mesures sont donc là pour suivre l'évolution des milieux aquatiques mais aussi pour alerter et intervenir en cas de non respect de la réglementation. Ainsi, en cas de pollution, les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) peuvent suspendre l'alimentation en eau potable ou interdire la baignade, et la Police de l'eau peut verbaliser les contrevenants.
Les réseaux de mesure se distinguent les uns des autres par leurs finalités et les paramètres qu'ils mesurent : débits ou hauteurs d'eau, macropolluants (matières organiques oxydables, matières azotées (nitrates par exemple) et phosphatées, phytoplancton, etc.), micropolluants (minéraux, métaux lourds, pesticides et autres composés organiques toxiques) ou encore bioindicateurs (inventaires piscicoles, peuplements d'invertébrés, diatomées benthiques, etc.).
Les réseaux de connaissance générale ou réseaux patrimoniaux s'étendent sur l'ensemble du bassin versant Loire-Bretagne. Ils sont permanents et évaluent à moyen et long terme l'état des milieux aquatiques. Les stations de mesure y sont choisies pour être représentatives d'une zone aussi étendue que possible, caractérisée par son contexte naturel, le type ou l'intensité de la perturbation sur le milieu.
Les réseaux d'impact ou de gestion interviennent à une échelle plus locale de bassin versant ou de sous-bassin versant, pour accompagner des programmes d'action et en évaluer les résultats, ou pour suivre plus spécifiquement l'impact d'un ouvrage ou d'une agglomération. Ce type de réseau présente un caractère moins permanent. Les stations de mesure y sont localisées et gérées pour suivre spécifiquement les types de pollutions ou de perturbations auxquels elles sont exposées.
Les stations des réseaux de suivi des usages (par exemple, le suivi de la qualité de l'eau destinée à l'alimentation humaine) sont situées, quant à elles, là où les usages sont présents. Elles mesurent les paramètres rendus obligatoires par la réglementation.
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