Réseau national d'observation de la qualité du milieu marin (RNO)
X Faire un lien vers cette page :
CTRL + C pour copier
http://www.bretagne-environnement.org/Media/Donnees/Reseaux-de-mesures/Reseaux-eaux-littorales/Le-Reseau-d-observation-de-la-contamination-chimique-du-milieu-marin-Rocch
Dernière modification le 12 juillet 2009
Depuis 2008, le réseau d’observation de la contamination chimique (Rocch) remplace le réseau national d’observation de la qualité du milieu marin (RNO) créé en 1974.
Le Rocch répond à deux objectifs :
Trois types d’analyses sont effectués :
Surveillance dans l'eau
Dans le cadre de la DCE, il est fait obligation de mesurer un grand nombre de contaminants directement dans l'eau, tous les mois, pendant un an durant chaque plan de gestion de six ans. En Bretagne, ce suivi a été initié en 2008 et se terminera en 2009.
Surveillance des contaminants chimiques dans la matière vivante
Compte tenu des difficultés et du coût des analyses à très faible concentration dans l'eau, la surveillance, avant DCE, portait en priorité sur la matière vivante. Les organismes marins, moules et huîtres, sont ici utilisés comme indicateurs quantitatifs de contamination. Leur aptitude à accumuler certains contaminants les rend représentatifs de l'état chronique du milieu marin, indépendamment des fluctuations rapides des masses d'eau.
Depuis 1979, les moules et les huîtres, utilisées comme bioindicateurs quantitatifs, constituent le principal outil de connaissance des niveaux de contamination chimique du littoral français. Depuis 2008, à la demande de la direction générale de l'Alimentation (DGAL) du ministère en charge de l'Agriculture et de la Pêche, le Rocch a étendu sa surveillance de façon à couvrir plus largement les zones de production conchylicoles.
De 1979 à 2002, les niveaux de présence des contaminants ont été mesurés quatre fois par an dans les moules ou les huîtres. Cette fréquence permettait d'intégrer les variations saisonnières dues principalement au métabolisme des organismes[1]. Les connaissances acquises sur ces variations pendant plus de vingt ans ont permis de réduire les fréquences à une fois par an pour les contaminants organiques et deux fois par an pour les contaminants métalliques.
Les paramètres actuellement mesurés dans la matière vivante sont:
Surveillance des contaminants chimiques dans les sédiments
Pour une évaluation à plus long terme, les contaminants sont aussi mesurés dans les sédiments. La fréquence du suivi est de une fois tous les six ans. Les contaminants recherchés sont les mêmes que dans la matière vivante, accompagnés des paramètres propres aux sédiments, tels que la granulométrie, le carbone organique, les carbonates, l’aluminium, le fer, le lithium, la manganèse. Sur quelques points sélectionnés, des carottes profondes sont prélevées et découpées en de nombreuses couches (horizons). L'analyse des contaminants, et la datation de chacun de ces horizons, permet de retracer un historique sur plusieurs dizaines d'années.
48 points de prélèvement sont répartis sur 18 sites bretons. Ces sites sont Cancale, Rance, Arguenon et Fresnaye, Saint-Brieuc, Paimpol à Perros-Guirrec, Lannion, Morlaix, les Abers finistériens, Brest, Douarnenez, Audierne, Concarneau, Aben et Belon et Laïta, Lorient, Etel, Baie de Quiberon et Belle-Île, Golfe du Morbihan, Vilaine.
Au titre de la surveillance sanitaire, les prélèvements sont réalisés en février qui présente les maxima annuels. Une seconde campagne a lieu en novembre sur un nombre réduit de points au titre de la surveillance environnementale communautaire et internationale.
Le ministère en charge de l’Agriculture et de la Pêche – la direction générale de l’Alimentation
Les agences de l'eau pour la surveillance relevant de la DCE.
La surveillance des contaminants chimiques est assurée par les agents de l’Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer - centre de Nantes pour la coordination et certaines analyses, laboratoires côtiers de l'Ifremer pour les prélèvements.
X Partager sur les réseaux sociaux :