Réseau phytoplancton et phycotoxines (Rephy)
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http://www.bretagne-environnement.org/Media/Donnees/Reseaux-de-mesures/Reseaux-eaux-littorales/Le-Reseau-de-surveillance-du-phytoplancton-et-des-phycotoxines-Rephy
Dernière modification le 15 juillet 2009
Géré par l’Ifremer, le Réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (Rephy) a été créé en 1984 pour faire face aux développements d’espèces phytoplanctoniques, produisant des toxines qui s’accumulent dans les coquillages. La surveillance exercée par le Rephy s’applique aux coquillages dans leur milieu naturel, sur l’ensemble du linéaire maritime de la Bretagne. Avec un double objectif environnemental et sanitaire, il suit les populations phytoplanctoniques dans leur globalité et ainsi l'apparition d'espèces toxiques pour l'homme ou pour l’écosystème.
La surveillance du phytoplancton est organisée de sorte qu’elle puisse répondre à des questions à la fois environnementales (par exemple, l’évaluation de la qualité des eaux littorales, en réponse aux exigences de la directive européenne cadre sur l’Eau), patrimoniales (par exemple, l’impact du changement climatique sur les populations phytoplanctoniques du littoral) et sanitaires avec le suivi des espèces toxiques. La mesure des paramètres hydrologiques qui complètent cette surveillance permet de comprendre l’activité biologique des écosystèmes côtiers.
La surveillance des phycotoxines est organisée différemment selon que les coquillages sont proches de la côte et à faible profondeur, ou bien sur des gisements au large et à grande profondeur.
Pour les gisements et élevages côtiers, la stratégie est basée, pour certaines toxines (paralysantes PSP, et amnésiantes - ASP), sur la détection dans l’eau des espèces toxiques, qui déclenche la recherche des phycotoxines correspondantes dans les coquillages.
Pour d’autres toxines (toxines lipophiles comprenant les toxines diarrhéiques DSP), une surveillance systématique des coquillages est assurée dans les zones à risque et en période à risque. Ces zones et ces périodes à risque sont redéfinies tous les ans sur la base des épisodes toxiques des six dernières années.
Pour les gisements au large et à grande profondeur (zones de pêche, coquilles Saint Jacques par exemple), une surveillance systématique des trois familles de toxines est effectuée avant et pendant la période de pêche.
Le nombre total de points Rephy est de 441 au niveau national. Pour la Bretagne, cela représente 192 points au total, dont 109 points pour l’eau et 114 points pour les coquillages (certains points étant à la fois eau et coquillages). En eau, plus de la moitié des points sont échantillonnés régulièrement, à une fréquence variant entre une fois par mois (suivi de type environnemental) et une fois par semaine (suivi de type sanitaire). Les autres sont échantillonnés en cas de présence d’une espèce toxique, une fois par semaine. Les points coquillages sont échantillonnés une fois par semaine pendant les périodes à risque, pendant les épisodes toxiques, et pendant les périodes de pêche.
Dans l’eau, des mesures sont effectuées in situ pour les paramètres physico-chimiques : température, salinité, turbidité, oxygène dissous. Des prélèvements d’eau sont également effectués pour les observations phytoplanctoniques (au microscope) et les analyses de chlorophylle-a et de nutriments . Selon les points, on dénombre le phytoplancton total (toutes espèces incluant les espèces toxiques) ou le phytoplancton indicateur (espèces proliférantes et espèces toxiques).
Des coquillages (bivalves) sont prélevés pour la détection et le suivi des phycotoxines. Les analyses sont réalisées par bio-essai sur souris pour les toxines lipophiles et paralysantes, et par analyse chimique en CLHP/UV pour les toxines amnésiantes. Des analyses chimiques complémentaires par CL-SM/SM sont également effectuées pour les toxines lipophiles.
Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer – programme Deseco (Dynamique, évaluation et surveillance écosystèmes côtiers), centre de Nantes.
Direction générale de l’Alimentation du ministère de l’Agriculture et de la Pêche pour la partie sanitaire.
Direction de l’Eau et de la Biodiversité du ministère en charge de l'environnement, pour la partie environnement.
Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer - centre de Brest, laboratoires environnement et ressources (LERs) : Finistère – Bretagne nord (Dinard et Concarneau) et Morbihan – Pays de Loire (La Trinité sur mer et Nantes).
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