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Dernière modification le 27 septembre 2010


fiche réseau de mesures

Le réseau de suivi des sites à marée verte en Bretagne

Rédigé par :

Emilie Novince (GIPBE)

En collaboration avec :

Sylvain Ballu Centre d'Etude et de Valorisation des Algues (CEVA)




Survols réalisés pour le suivi des marées vertes en 2009 Survols réalisés pour le suivi des marées vertes

Avec le réseau de suivis des algues vertes, le Ceva fait l’inventaire des sites touchés par des échouages d’ulves, estime les surfaces colonisées et les biomasses en place, et mesure les niveaux d’eutrophisation des eaux littorales.


Historique et finalité du réseau

L’inventaire et le suivi des échouages d’ulves sur le littoral breton (« marées vertes ») sont menés par le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva) dans une configuration proche de l’actuelle, depuis 2002. Il a pour objectif de repérer les sites touchés par des échouages d’ulves, chaque année et d'estimer les quantités échouées sur ces sites.

De 2002 à 2006, ce réseau de surveillance s’inscrivait dans l’un des trois volets du programme régional et interdépartemental de lutte contre les marées vertes « Prolittoral » dont le but était de mesurer objectivement l’évolution des marées vertes et aussi de mieux comprendre le fonctionnement des sites (afin d’orienter les actions préventives et curatives : les deux autres volets du programme). Depuis 2007, le programme se poursuit dans le cadre du Grand projet 5 du contrat de projet Etat-Région. Le réseau a été maintenu dans ses principaux points mais avec une organisation différente : une partie des suivis (3 survols annuels et les inventaires de terrains y afférents sur un linéaire élargi au littoral Loire Bretagne) est réalisé par le Ceva sous maitrise d’ouvrage de l’Ifremer (Réseau de contrôle de surveillance de la DCE), les suivis complémentaires sur les principaux sites bretons (4 survols additionnels, mesures d’indices d’eutrophisation, de biomasses totales) sont sous maitrise d’ouvrage directe du Ceva avec le soutien financier des quatre départements bretons, du Conseil régional et de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne.

Ce réseau a pour principales finalités :

  • d’inventorier les sites touchés par des échouages d’ulves vertes chaque année en Bretagne ;
  • d’évaluer mois par mois les surfaces colonisées par les ulves (mesure du niveau objectif de la prolifération, meilleure caractérisation du fonctionnement des sites) ;
  • de mesurer le niveau d'eutrophisation sur les principaux sites étudiés (analyse des teneurs internes des algues en azote) ;
  • d’estimer les biomasses d'ulves échouées sur les plages ou présentes plus au large.

Nombre de stations

Survols réalisés pour le suivi des marées vertes en 2009
Survols réalisés pour le suivi des marées vertes

L’ensemble du linéaire côtier est surveillé comme le présente la carte ci-contre.

Types de suivi

Le suivi des proliférations d’algues vertes se décompose en quatre actions dont le but est de mesurer objectivement l’évolution des marées vertes et aussi de mieux comprendre le fonctionnement des sites :

  • le dénombrement des sites d’échouage d’ulves par survols aériens puis le contrôle de terrain (4 survols par an jusqu’en 2006 puis 3 depuis 2007) ;
  • l’estimation des surfaces d’échouages d’ulves sur les principaux sites (3 fois par an pour tous les sites présentant des échouages d’ulves significatifs). 4 survols additionnels ce qui permet d’obtenir une estimation par mois d’avril à octobre pour les principaux sites : photographies aériennes puis détermination sur SIG des surfaces couvertes par les ulves ;
  • la mesure du niveau d’eutrophisation : prélèvement tous les 15 jours d’ulves sur les principaux sites et mesure des teneurs internes en azote ;
  • la mesure des stocks totaux maximums estivaux et minimums hivernaux sur 8 grands secteurs : en complément des mesures de surface d’échouage sont mesurées les biomasses par mètre carré ainsi que, par plongée, les quantités présentes sous le niveau de basse mer (infralittoral). Cela permet d’estimer la quantité totale présente sur les sites et les proportions non accessibles aux observations aériennes.

Les sites sont classés comme sites à échouages d'ulves à partir du moment où les dépôts d'algues sont décelables par avion et les contrôles de terrain mettent en évidence une proportion anormale d'ulves (visuellement un tiers d'ulves dans l'échouage). Une partie de ces sites sont des sites d'échouage de goémon comportant à certaines dates des proportions plus importantes d’ulves pouvant indiquer un lien avec l’eutrophisation du littoral, parfois de très petite taille (quelques centaines de mètres carrés).
Tous les sites à ulves, petits et grands, sont dénombrés. Il est important de répertorier les petits sites afin de répondre aux questions des riverains préoccupés par ces échouages ou de permettre une alerte précoce en cas d'apparition d'échouages plus ou moins importants et devenant réguliers. La mesure, pour chaque site dénombré des surfaces d’échouage permet d’évaluer l’importance du phénomène local et de suivre son évolution dans le temps.

Maîtrise d'ouvrage

Ifremer depuis 2007 pour le dénombrement des sites (RCS) et le Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva).

Opérateurs

Centre d'étude et de valorisation des algues (Ceva).