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Dernière modification le 12 juillet 2013


qui fait quoi ?

Le réseau de Météo France en Bretagne


Capteur de foudre Capteur de foudre

Le réseau de Météo France mesure et observe les phénomènes atmosphériques depuis la terre, le ciel et la mer. Jean-Marc Le Gallic, climatologue au centre rennais de Météo France, nous explique l’histoire de sa mise en place en Bretagne et son fonctionnement actuel.


Quels sont les paramètres mesurés par Météo France et à quoi servent-ils ?

Les stations Météo France terrestres recueillent des mesures sur des paramètres atmosphériques. Il s’agit de la température, l’humidité, la vitesse et la force du vent, la pression atmosphérique, les précipitations et la durée d’ensoleillement. Grâce au réseau de capteurs de foudre, nous enregistrons les impacts des éclairs. Pour affiner nos mesures, nous développons aussi l’installation de capteurs de hauteur de neige. Par exemple, suite à la fermeture d’une station météorologique en Côtes-d’Armor, nous avons des capteurs automatiques qui nous aident à y suivre le temps local.

Ces mesures servent aux prévisions météorologiques de tous les jours. On les utilise également, lorsque cela s’avère nécessaire, pour déclencher les alertes à la vigilance sur les orages, les inondations, la neige et le verglas ou encore la canicule. Enfin, ces données nous aident à observer l’évolution du climat, et à améliorer les connaissances sur le climat terrestre.

Depuis quand fait-on des mesures météorologiques en Bretagne ?

En France, tout a commencé au milieu du XIXe siècle avec la création du service chargé d’avertir les marins de l’arrivée des tempêtes. C’est ce qui a marqué le début du déploiement du réseau national de stations météorologiques. Elles étaient, à l’époque, reliées par le télégraphe électrique !

Terre de marins, la Bretagne était donc d’une certaine manière déjà concernée par ces prémisses de réseau météorologique. Les plus anciennes données de la région que nous avons identifiées à ce jour datent de 1907 pour les Côtes-d’Armor (Paimpol, Lannion, Tréguier) et de 1918 pour l'Ille-et-Vilaine (Guignen). Mais nous continuons à archiver les données anciennes qui n'existent que sous forme "papier" ce qui pourrait nous amener à remonter encore dans le temps.

Depuis 1949, les données tri-horaires de vent, température, pression, insolation et pluie sont conservées pour une trentaine de stations. Aujourd’hui, l’archivage de nos données est lié uniquement aux capacités techniques de nos stations et s’effectue heure par heure pour la plupart des paramètres.

Comment sont faites ces mesures ?

Réseau climatologique Bretagne 2018
Réseau climatologique en Bretagne

Météo France utilise des satellites, des radars, des bouées, des capteurs embarqués sur des avions et des navires. L’ensemble de ces outils enregistre des mesures journalières.

À terre, 58 stations automatiques situées en Bretagne font des mesures en temps réel, transmises en continu.

Il existe aussi 3 radars pluviométriques dans le Grand Ouest, dont 1 est à Plabennec, en Finistère. Un projet de nouveau radar en Morbihan est prévu pour 2014-2015 afin de suivre les pluies. Quelques sémaphores accueillent aussi des stations automatiques nous appartenant.

Enfin, nous avons 128 observateurs bénévoles qui effectuent des mesures de précipitations et, pour certains, de la température.

Quels sont les organismes en Bretagne qui utilisent vos données ?

Outre sa mission de service public, Météo France mène une activité commerciale et collabore avec de nombreuses structures (entreprises privées, services de l’État) qui ont besoin de données météorologiques afin d’optimiser leur activité.

Par exemple, Réseau de transport d’électricité utilise des prévisions de température, surtout lors des épisodes de grand froid, pour anticiper la demande en électricité. Toujours en hiver, la direction des Routes utilise nos données pour le salage, en cas de chute de neige. Ifremer [ 1] intègre des données météorologiques, pour modéliser les courants marins et faire des prévisions sur l’état de la mer en zone côtière. Autre exemple : les agriculteurs suivent les données de pluviométrie et les prévisions de l’humidité des sols pour leurs travaux agricoles et afin d'irriguer à bon escient.

Faites-vous des publications pour le grand public ?

Tous les mois, nous éditons le bilan climatique de la Bretagne. Ce bulletin se compose de 4 pages et propose une analyse des phénomènes météorologiques observés et des paramètres mesurés dans toute la région.

Comment devenir un observateur pour Météo France ?

Météo France dispose d’un réseau d’observateurs bénévoles qui possèdent des outils officiels, normés pour observer le temps, mesurer la température et la pluviométrie. Il s’agit pour nous de données supplémentaires. Mais ce réseau n’est pas accessible à tous. Car nous recrutons nous même les bénévoles, au fur et à mesure de nos besoins.

Il existe toutefois un autre réseau de bénévoles en météorologie, quant à lui ouvert à tous : le réseau « Veilleurs du temps ». Il a été créé pour ceux qui souhaitent témoigner sur le Web à propos d’observations de phénomènes météorologiques. C’est également une source d’information supplémentaire que Météo France utilise.

Contact pour en savoir plus

Jean-Marc Le Gallic, Direction interrégionale Ouest de Météo-France à Rennes : Tel. 02 99 65 22 26 – courriel


[1] Ifremer : Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer


Propos recueillis par Vasylyna Golovnya (Observatoire de l'environnement en Bretagne)