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Dernière modification le 05 septembre 2017


qui fait quoi ?

Le suivi du niveau des nappes d’eau souterraine en Bretagne


Piézomètre de Pencran Piézomètre de Pencran

Depuis 2003, l’équipe régionale du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) suit le niveau des nappes d’eau souterraine grâce à un réseau de 52 piézomètres répartis en Bretagne. Bruno Mougin, ingénieur hydrogéologue au BRGM, nous explique comment se fait ce suivi et ses nombreuses applications.


À quoi sert le réseau piézométrique ?

En mesurant le niveau des nappes d’eau souterraine, le réseau piézométrique suit l’état de recharge des réservoirs souterrains (les aquifères). Cette information est utilisée pour connaître la ressource en eau souterraine disponible et prévoir le débit des cours d’eau, que ce soit lors des sécheresses quand l’eau vient à manquer ou au contraire lors des  inondations. La connaissance des niveaux d’eau souterraine aide aussi à mieux comprendre les écoulements souterrains, leur inertie, leur cyclicité, etc.

Qui le gère ?

Le BRGM ( Bureau de recherches géologiques et minières) est l’opérateur national chargé du réseau piézométrique, pour la directive cadre sur l’Eau, dans le domaine de la surveillance quantitative des eaux souterraines [ 1].

Comment fonctionne-t-il ?

Le réseau piézométrique breton en 2007
Réseau piézométrique en Bretagne

Il compte aujourd’hui 52 piézomètres répartis sur toute la Bretagne, essentiellement mis en place entre 2003 et 2005. Leur emplacement a été choisi pour couvrir les principales formations géologiques, représenter les principaux bassins versants et tenir compte des variations climatiques. On y observe l’évolution naturelle de la profondeur des eaux souterraines grâce à des capteurs de pression ou grâce à des flotteurs. Les mesures sont automatisées avec un contrôle manuel semestriel. Les données horaires sont télétransmises à Rennes à un rythme hebdomadaire.

Qui utilise les données piézométriques ?

Nous comptons des utilisateurs nombreux et variés : bureaux d’études, conseils départementaux, syndicats d’eau, préfectures, directions départementales des territoires et de la mer, agence de l’Eau Loire – Bretagne.

Comment se tenir informé de ces données et de ces résultats ?

Nous mettons en ligne deux fois par mois sur www.ades.eaufrance.fr les données piézométriques (maximum journalier mesuré). Elles sont également disponibles sur sigesbre.brgm.fr. Sur ce même site Web, nous diffusons 8 bulletins de situation des nappes souterraines par an.

Contact pour en savoir plus

Bruno Mougin, BRGM : Tél. 02 99 84 26 74 ou courriel

Le bilan pour l'année hydrologique 2016 - 2017

Situation entre 2006 et 2017
Evolution annuelle de l'état des niveaux d'eau souterraine en Bretagne à fin août

La fin du mois d’août est un moment clef du point de vue de la ressource en eau car elle signale souvent la fin de la période sèche (précédée de la période humide), et donc la fin de la tension sur les étiages des cours d’eau. C’est la fin de l’année hydrologique. Au niveau des eaux souterraines, la recharge des nappes se déroule souvent d’octobre à mars, et la vidange d’avril à septembre.

Du point de vue du niveau des nappes d’eau souterraine en Bretagne, les fins d’années hydrologiques se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors qu’en août 2007, toutes les stations piézométriques de la région affichaient un niveau au-dessus de la moyenne, les mois d’août 2006, 2010, 2011 et 2016 et 2017 affichaient des niveaux majoritairement sous la moyenne. Les autres années, les stations piézométriques sont restées pour l’essentiel dans la moyenne du mois d’août.


[1] Source : circulaire du ministère de l’Écologie et du Développement Durable du 26 mars 2002, circulaire de la Direction de l’Eau et de la Biodiversité du Ministère de l’Ecologie du 3 janvier 2011.


Propos recueillis par Emmanuèle Savelli (GIP Bretagne environnement)