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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/L-homme-et-la-mer/La-peche-a-pied/Fruits-de-mer-et-sante-ne-font-pas-toujours-bon-menage
Dernière modification le 16 septembre 2009
Rédigé par :
Julie Pagny (GIPBE)
En collaboration avec :
Catherine Belin
, Isabelle Amouroux
(Ifremer)
,
Franck Delisle
(GEPN)
,
Gérard Véron
, Michèle Gourmelon
(Ifremer Brest)
,
Thierry Panaget
(ARS Bretagne)
La pêche à pied n’est pas une activité sans risque. Des problèmes sanitaires majeurs (pouvant aller de la gastro-entérite jusqu’à l’hépatite A) peuvent apparaitre en cas de consommation directe de coquillages filtreurs pêchés en milieu contaminé. Ces bivalves filtreurs peuvent concentrer des éléments pathogènes présents dans le milieu. Ces polluants sont de trois types : les germes pathogènes (bactéries, virus et parasites), le phytoplancton toxique et les composés chimiques (métaux lourds, hydrocarbures, pesticides, PCB...).
Les coquillages bivalves filtreurs (moules, huîtres, coques, palourdes, etc.) se nourrissent de la matière organique présente dans le milieu en filtrant et en retenant les particules en suspension dans l’eau ou déposées sur le sédiment. Parmi ces particules, nous retrouvons le phytoplancton, mais aussi des bactéries, des parasites, des virus et des contaminants chimiques. Les polluants que peuvent concentrer les coquillages sont de trois types : les germes pathogènes (bactéries, parasites et virus), le phytoplancton toxique et les composés chimiques (métaux lourds, hydrocarbures, pesticides, etc.).
Le risque infectieux vient d’une contamination d’origine fécale des coquillages due à des rejets non maîtrisés : station d’épuration défaillante, rejets sauvages, proximité d’un cheptel important, etc.
La contamination fécale dans les coquillages est mise en évidence par la détection de l’indicateur de contamination fécale : Escherichia coli.
Les Escherichia coli (E. coli) sont des bactéries communes du système digestif humain et des animaux à sang chaud. Une contamination importante en E. coli mesurée dans la chair des coquillages indique un risque de présence de bactéries telles que les salmonelles ou de virus entériques tels que les norovirus, par exemple. Le risque viral est surtout dû aux norovirus, principale cause des gastro-entérites. Le risque hépatite existe mais est beaucoup plus faible.
Il existe également un risque lié aux bactéries marines telles que les vibrios ainsi qu’un risque lié au développement des algues microscopiques (phytoplancton) durant l’été. Celles-ci prolifèrent grâce à l’élévation de la température de l’eau, l’augmentation de la quantité de lumière et de nutriments. Certaines de ces microalgues (Alexandrium, Dinophysis, Pseudo nitzschia, etc.) sécrètent des toxines qui s’accumulent dans les fruits de mer, et peuvent présenter un risque important pour qui les consomme.
Nature des principaux contaminants |
Effets sur la santé |
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Bactéries et virus lors de pollution par des eaux souillées |
Gastroentérite (effets rapides), hépatite A (effet sous un mois) |
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Bactéries d’origine marine telles que Vibrio parahaemolyticus principalement |
Gastroentérite |
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Phytoplancton (micro-algues toxiques) |
Maux de ventre, vomissements, diarrhées (effets rapides) pour les toxines diarrhéiques, atteintes neurologiques pour les toxines paralysantes et amnésiantes |
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Métaux lourds (cadmium, plomb, mercure) |
Accumulation à long terme dans l’organisme : les concentrations élevées peuvent toucher le système nerveux, le système rénal, le système sanguin, etc. |
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Contaminants organiques (hydrocarbures, pesticides, PCB, etc.) |
Accumulation à long terme dans l’organisme. A long terme risque de mutations génétiques, cancérogénèse, problèmes de fertilité, etc. |
La probabilité pour que survienne une intoxication chez le consommateur dépend du type de microorganisme[ 1], de l’état physiologique de la bactérie, de la dose ingérée de micro-organismes, mais aussi de l’état de santé du consommateur.
Afin de limiter et prévenir les risques liés à la consommation des coquillages, les services santé-environnement des Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) assurent la surveillance de la qualité sanitaire des zones de pêche exclusivement récréatives. L’Ifremer réalise la surveillance des zones de production, notamment fréquentées par les pêcheurs à pied de loisir.
[1] Certains microorganismes ont une dose infectieuse faible, par exemple, <10 particules virales pour les norovirus ou une dose infectieuse élevée >106 pour Vibrio parahaemolyticus.
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