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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/L-homme-et-la-mer/La-peche-a-pied/Realisation-d-un-etat-des-connaissances-de-la-peche-a-pied-de-loisir-sur-les-sites-du-Conservatoire-du-littoral

 

Dernière modification le 16 juillet 2009


qui fait quoi ?

Réalisation d’un état des connaissances de la pêche à pied de loisir sur les sites du Conservatoire du littoral


Pêcheur à pied Pêcheur à pied

Dans le cadre d’un programme pluriannuel en partenariat avec la fondation Procter et Gamble France pour la protection du littoral, le Conservatoire du littoral a souhaité lancer une étude exploratoire sur la pêche à pied de loisir. Elle consiste en la « Réalisation d’un état des connaissances de la pêche à pied de loisir sur les sites du Conservatoire du littoral ». Jade Isidore, chargée des études et de la communication scientifiques du Conservatoire du littoral, nous présente les objectifs de ce programme. 


Pourquoi vous intéressez-vous à la pêche à pied ?

Depuis la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, le Conservatoire du littoral peut intervenir sur le domaine public maritime (DPM). Une nouvelle zone de compétence lui est ainsi confiée. Comme sur le domaine terrestre, le Conservatoire aura pour mission de préserver et de valoriser les espaces qui lui seront remis, en partenariat avec un gestionnaire local.

Afin de mieux appréhender un des usages majeurs de son nouveau domaine d’intervention, le Conservatoire s’intéresse à la pêche à pied, une activité en plein essor. Son impact sur la ressource et sur le milieu ne peut être négligé. Une attention particulière mérite ainsi d’être portée sur ce loisir pratiqué par des dizaines de milliers de touristes et autres de tous niveaux sociaux, qui pêchent souvent sans connaître les bonnes pratiques, ni même la réglementation de base.

Cette étude s’inscrit également dans les conclusions du Grenelle de l’environnement et notamment dans les réflexions du comité opérationnel « Gestion intégrée Mer et littoral ». Celles-ci insistent sur la nécessité d'une meilleure maîtrise globale de l'exercice de la pêche à pied de loisir et sur l'intérêt d'une campagne de sensibilisation des pratiquants.

Enfin, l’étude s’articule avec les nombreuses initiatives menées au niveau local telles que celles conduites par l’association Vivarmor nature dans les Côtes d’Armor.
L’étude intègre les conclusions du rapport statistique national BVA-IFREMER, dont la version finale vient d’être publiée. Celle-ci porte sur la pêche de plaisance en général et apporte de précieuses informations sur la typologie des pratiquants, le niveau de leurs prélèvements et l’impact économique de leur activité.

En quoi consiste le projet ?

L’étude s’inscrit dans un programme pluriannuel financé par la Fondation  Procter & Gamble France pour la protection du littoral. Un des axes de ce programme porte sur le DPM, avec un volet sur la pêche à pied de loisir.

Nous avons commencé par réaliser un état des connaissances sur un échantillon de 38 sites, dont 13 sites bretons, où la pêche à pied de loisir est considérée comme un enjeu de gestion. Il s’agit en Ille-et-Vilaine, de la baie du Mont-Saint-Michel, du havre de Rothéneuf, du bassin de la Rance ; pour les Côtes d’Armor, de la baie de Lancieux, du domaine public maritime du Verdelet, de la baie de Saint-Brieuc, des îles de Saint-Quay, du sillon de Talbert, de l’archipel d'Olonne, du domaine public maritime des îles d'Er (Plougrescant) et de l’archipel de l'Ile Grande-Molène ; en Finistère, des roches de Penmarc'h ; et en Morbihan, de la petite mer de Gâvres - Marais du Dreff.

Sur chacun des sites, nous recueillons des informations sur l’état du milieu et de la ressource, sur la réglementation, sur les pratiques et le profil des pêcheurs, sur l’existence d’éventuelles opérations de sensibilisation, etc. Il s’agit de capitaliser l’information déjà disponible.

Autant d’informations qui doivent aider à orienter l’action du Conservatoire  à définir des mesures de gestion adaptées au cas par cas et à développer une communication appropriée pour sensibiliser pratiquants et décideurs aux modalités qui conditionnent une pêche à pied raisonnée.

Quels sont les partenaires bretons impliqués dans ce projet ?

L’étude a été confiée à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), associé au comité national des pêches maritimes et des élevages marins.

Dans le comité de pilotage de l’étude, les partenaires bretons sont : la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, le comité national de la Conchyliculture, l’agence des aires marines protégées, la fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France, les Rivages de France, l’association Vivarmor nature, la fondation Procter et Gamble France pour la protection du littoral.

Qu’attendez-vous de cette étude ?

L’étude dure onze mois, elle s’achève en octobre 2009. Outre le rapport final dans lequel sera proposée une analyse croisée des sites d’étude avec la construction d’une typologie, le Conservatoire du littoral et ses gestionnaires disposeront de fiches de synthèse techniques avec cartographie à l’appui, pour chaque site d’étude.

Le développement d’outils de communication, la définition d’études locales ciblées sur les sites pauvres en connaissance sont des prolongements possibles de cette étude. Cette seconde phase pourrait débuter à l’issue d’octobre 2009.

Contact  

Jade Isidore, études et communication scientifiques, Conservatoire du littoral –  courriel 


Propos recueillis par Julie Pagny (GIP Bretagne environnement)