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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/L-homme-et-la-mer/Maerl-et-granulats-marins
Dernière modification le 03 septembre 2008
Une douzaine de sites au large des côtes bretonnes exploite le maërl, les sables coquilliers et les sables siliceux.
L’extraction de granulats marins pour les besoins des constructions (bâtiments, routes, etc.) est devenue un enjeu majeur face à l’appauvrissement de certains gisements terrestres (principalement ceux du sable roulé siliceux). La part des matériaux marins dans la production française de granulats reste faible 1,5 % sur les 6 millions de tonnes produites. En Bretagne, l’activité s’exerce sur une douzaine de sites en général à proximité des côtes. En 2006, la production régionale était d’environ 430 000 tonnes et sera dégressive pour les années à venir.
Bien que le potentiel de cette ressource soit important, son extraction génère des impacts significatifs sur l’environnement : conflits d’usage avec les pêcheurs, recul du trait de côte, mise en danger de la biodiversité.
L’extraction du maërl pour la production d’eau potable, l’amendement agricole ou les applications en chirurgie osseuse, pose un véritable problème environnemental. Support d’une biodiversité exceptionnelle, cette algue rouge calcaire a un taux de croissance très lent (0,5 à 1 mm/an). La Bretagne compte dans ses eaux 90 % de la ressource française.
Activité traditionnelle, l’extraction du maërl a atteint 600 000 tonnes dans les années 1970. En 2007, 325 900 tonnes ont été prélevées. Pour le site des Glénan il est programmé la dégressivité des volumes extraits pour une fin d’extraction prévue en avril 2010.
Plusieurs outils de protection concernent le maërl, en tant qu’espèce et habitat :
- la directive Habitats ;
- la convention internationale Ospar ;
- la stratégie nationale pour la Biodiversité.
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