La vie sous-marine en Bretagne : Découverte des fonds rocheux
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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/Le-contexte-breton/La-vie-a-tous-les-etages
Dernière modification le 02 janvier 2003
La majorité des animaux et des végétaux du littoral vit dans les 50 premiers mètres où la lumière du soleil pénètre facilement. Depuis l'immersion totale à la zone purement terrestre, des eaux agitées en passant par les crevasses obscures et calmes, il existe toute une variété d'habitats en Bretagne où chaque être vivant trouve sa place.
Plusieurs facteurs concourent à l'explosion de vie qui se manifeste sur le littoral breton : la nature du substrat, la présence importante de roches offrant plein d'anfractuosités, l'alternance des marées ou encore l'influence des embruns. Chaque millimètre carré est habité !
Le littoral breton a comme particularité de posséder des marnages importants favorisant un estran, zone de balancement des marées, développé. De part et d'autre, le milieu est 100 % terrestre ou 100 % marin.
Les biologistes découpent la zone côtière en plusieurs étages 1 . Ils distinguent quatre niveaux où les végétaux se répartissent en ceintures successives, soumises aux variations d'intensité lumineuse et aux fluctuations du niveau de la mer : les étages supralittoral, médiolittoral, infralittoral et circalittoral côtier.
L'étage supralittoral est situé au-dessus du niveau des hautes mers de vives-eaux moyennes (marées de coefficients compris entre 90 et 105) ; il n'est recouvert que lors des marées d'équinoxe. Toujours exondé, bien que parfois temporairement humecté par les embruns et les vagues lors de tempêtes, la faune et la flore y sont certes terrestres mais elles restent soumises aux influences marines.
L'étage médiolittoral est localisé entre le niveau des hautes mers de vives-eaux moyennes et celui des basses-mers de mortes-eaux moyennes (marées de coefficients compris entre 35 et 50). Il correspond sensiblement à l'estran où alternent plus ou moins régulièrement immersions et émersions. A ce niveau, les organismes doivent pouvoir supporter de fortes fluctuations en peu de temps (salinité, température, exondation, etc.).
L'étage infralittoral est presque toujours immergé. Sa limite inférieure est aussi celle des algues ayant besoin de beaucoup de lumière. Il n'est accessible qu'en plongée ou par dragage, mais sa partie supérieure émerge pendant les marées d'équinoxe (grandes marées de vives eaux avec des coefficients de 110-115). A cette profondeur, la lumière et la périodicité de ses fluctuations sont déterminantes pour les êtres vivants. La température est un autre facteur important. Les variations journalières peuvent être de quelques degrés, et la variation saisonnière est supérieure à 10 °C. Pour cette raison, cet étage est également dit cyclothermique journalier, bimensuel et saisonnier.
L'étage circalittoral côtier s'étend en profondeur jusqu'à 200 m environ et il n'y parvient qu'une lumière très atténuée. Il est peuplé d'algues pouvant vivre avec peu de lumière. Ces algues et les animaux qui leur sont associés peuvent aussi être présents jusqu'en surface dans des crevasses obscures ou des éboulis rocheux. Les fonds rocheux de cet étage n'hébergent plus que des espèces qui recherchent l'ombre ou qui prospèrent mieux à l'ombre.
A cette répartition verticale de la zone côtière, s'en ajoute une autre horizontale cette fois. Elle dépend de la houle, des courants ou des vents dominants. Les scientifiques distinguent des zones de mode battu, semi-abrité ou abrité.
Enfin, la turbidité - c'est-à-dire l'abondance des particules en suspension dans l'eau - joue également un rôle important dans le développement de la vie. Elle réduit la luminosité, ce qui n'est pas favorable au développement de la végétation et elle apporte des matières nutritives, ce qui au contraire est propice au développement des animaux filtreurs.
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