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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/Les-menaces/L-erosion-cotiere/Dans-un-tiers-des-cas-le-trait-de-cote-recule
Dernière modification le 20 novembre 2007
Rédigé par :
Alain Henaff
(IUEM)
En collaboration avec :
Bertrand Michard (centre D’etudes Techniques Maritimes Et Fluviales)
,
Christophe Le Visage
(Dreal Bretagne)
,
Franck Daniel
(Odem)
La répartition des dommages est très hétérogène mais touche presque tous les secteurs côtiers. Le nombre et l'importance des dommages sur les biens matériels augmentent considérablement avec l'artificialisation du littoral.
L'étude de la distribution spatiale des dommages sur les littoraux communaux montre qu'entre 1949 et 2002, à part quelques exceptions, l'ensemble des communes bretonnes est concerné par un ou des dommages.
Quatre secteurs littoraux particulièrement atteints peuvent être distingués :
- le secteur compris entre la pointe du Raz et la baie de la Forêt : la fréquence des dommages y est généralement comprise entre un tous les 1,8 ans et un tous les 5 ans. Pour certaines communes de cette pointe sud-ouest de la Bretagne, le nombre de dommages inventoriés peut atteindre 26 (Penmarc'h) ou 30 (Fouesnant), soit en moyenne un dommage enregistré respectivement toutes les 2 et 1,8 années ;
- la côte nord du Léon, entre l'Aber Wrac'h et la baie de Morlaix : les fréquences d'apparition de dommages sont comprises entre un tous les 2,5 ans et un tous les 10 ans environ ;
- la baie de Saint-Brieuc : dans certaines communes riveraines, la période de retour des dommages est comprises entre 2 à 5 ans et entre 5 à 10 ans ;
- le cas de la commune de Saint-Malo est remarquable puisqu'un dommage côtier y est enregistré en moyenne toutes les 1,26 années. Ceci est dû aux nombreux dommages recensés (43 au total depuis 1949) sur la digue de Paramé.
La distribution entre les différentes catégories de dommages inventoriés sur les littoraux des communes de la région montre que la conséquence des dommages se traduit souvent par une érosion du trait de côte. En effet :
- près du tiers des dommages inventoriés se classe dans la catégorie des reculs du rivage naturel ;
- la fréquence des destructions et dégradations d'ouvrages ou d'aménagements littoraux fait également apparaître la vulnérabilité des secteurs de rivage artificialisé qui subissent près de 20 % des dommages recensés ;
- les catégories des autres dommages engendrés par les tempêtes et des chocs mécaniques liés à l'action des vagues représentent, lorsqu'elles sont associées, plus de 26 % des dommages occasionnés ;
- les éboulements qui affectent les falaises rocheuses et meubles sont également importants puisqu'ils constituent près de 10 % des dommages enregistrés ;
- enfin, les phénomènes de submersion qui représentent environ 5 % des cas observés ne doivent pas être négligés : ils affectent des zones basses dont certaines ont été urbanisées.
En Bretagne, l'érosion est la manifestation de l‘évolution du trait de côte qui présente le plus grand nombre d'occurrence et marque le plus les esprits au regard des conséquences sur les personnes et les biens. Mais, les dommages peuvent être aussi la résultante du phénomène d'accrétion. L'accrétion entraîne des modifications importantes du trait de côte avec des conséquences sur les activités humaines et le milieu naturel : comblement des baies, envasement des ports, engraissement dunaire, ensablement, etc.
La "gestion du trait de côte" concerne traditionnellement le linéaire " trait de côte " tel qu'il est défini ci-avant, et par extension toute l'interface " terre-mer " de la zone infratidale jusqu'aux formations côtières : dunes, marais, vasière, falaise, etc.
Si le recul des côtes bretonnes entraîne peu de risque pour les personnes, la perte de terrain continental induit un risque conséquent pour les infrastructures. L'urbanisation en haut de falaise ou de plage, derrière une dune tels que des routes, parkings ou habitations peuvent être menacées par l'érosion.
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