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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/Les-menaces/Marees-vertes/Les-programmes-d-actions-pour-endiguer-les-marees-vertes
Dernière modification le 05 janvier 2011
Rédigé par :
Emilie Novince (GIPBE)
En collaboration avec :
Aude Witten
(Sgar)
,
Matthieu Deldicque
(CRB)
,
Serge Le Dafniet
(Dreal Bretagne)
,
Yvan Hurvois
(AELB)
Les proliférations d’algues vertes, observées depuis plus de 30 ans sur les côtes bretonnes, occasionnent des dommages non seulement sur la santé publique, mais aussi sur l’économie et l’environnement. Ce phénomène ne pouvant être ignoré, différents programmes d’actions pour tenter de lutter à la source du problème sont menés depuis 2002.
C’est en 1998 que le premier programme de lutte contre les marées vertes a été mis en place. Face à la prolifération croissante, à la fois en volume d’algues et en surfaces couvertes, et face aux mises en garde des scientifiques qui observent et étudient ce phénomène depuis la fin des années 1970, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne et le Conseil régional de Bretagne lancent un programme de démonstration ulves dans l’objectif d’étudier le fonctionnement des marées vertes par secteur et et de définir leur relation avec les flux de nitrates et les activités humaines. Puis en 2002, le Conseil régional de Bretagne, les quatre conseils généraux, appuyés par l’Agence de l’eau, ont mutualisé leurs moyens dans un programme appelé Prolittoral. Ce programme se structurait autour de trois volets d’action : 1/ un volet préventif "programme de bassins versants", correspondant à des actions de lutte à la source contre les fuites de nitrate dans les cours d’eau et décliné sur sept bassins versants (baie de la Fresnaye, Ic, Lieue de Grève, Douron, Quillimadec, Porzay et Lesnevard) ; 2/ un volet curatif, consacré aux actions de ramassage et de gestion des algues récoltées et 3/ un volet transversal, par la coordination du programme, le suivi environnemental des échouages et des expérimentations appliquées. Un rapport produit en 2006 présente les actions et des résultats de ce programme. Un montant de 10 millions d’euros, dont la moitié pour le préventif, a été contractualisé par les différents financeurs de Prolittoral sur la période 2002-2006.
Le programme Prolittoral s’est achevé en 2007. Les actions sont aujourd’hui intégrées, parmi d’autres volets de lutte contre les pollutions diffuses, au Grand projet 5 du contrat de projet Etat-Région 2007-2013.
Le Sdage Loire-Bretagne 2010-2015 comporte dans ses orientations fondamentales et dispositions un volet "préserver le littoral" (disposition 10A-1) qui se donne pour objectif de réduire significativement l’eutrophisation des eaux côtières (algues vertes, phytoplancton, etc.). Pour les 21 cours d’eau contributeurs d’importantes marées vertes sur plage, les objectifs de réduction du flux de nitrates sont fixés au minimum à moins 30 % (en référence aux concentrations moyennes annuelles des années 1999 à 2003 et en tenant compte de l’hydrologie). Pour y parvenir le Sdage demande que les Sage établissent un programme de réduction des flux de nitrates (programmes d’action directive nitrates) avant le 31 décembre 2012. Dans l’attente de son élaboration, les décisions réglementaires doivent être compatibles avec une efficacité globale de réduction des flux d’azote de 30 % au moins.
Les programmes contractuels mis en œuvre sur ces territoires (CPER, plan algues vertes) doivent également s’inscrire dans le schéma général du Sdage.
Le Grenelle de la mer dans son livre bleu du 10 et 15 juillet 2009 se préoccupe également des algues vertes qui touchent les côtes bretonnes. Ce dernier fixe dans son engagement 66c un objectif pour la période 2012-2014" de réduction de 40 % de tous les flux de nutriments provenant de toutes les sources (agriculture, industries, stations d’épuration…) - nitrates, phosphates -, dans tous les bassins situés en zone vulnérable et possédant une façade soumise à eutrophisation (algues vertes, phytoplancton toxique ou non)". Cependant, aucune préconisation n’est donnée pour y parvenir et cette valeur demeure indicative.
Fin juillet 2009, un cheval meurt dans un amas d’algues vertes en fermentation sur la plage de Saint-Michel-en-Grève (Côtes d’Armor), son cavalier est secouru après un malaise. Suite à cet évènement très médiatisé, le Gouvernement élabore un " plan de lutte contre les algues vertes". Présenté en février 2010 et doté d’un montant de 134 M€, ce plan de lutte est depuis le document de planification autour duquel s’organisent les actions de l’Etat en la matière jusqu’en 2015. Les 8 sites répertoriés par le Sdage dans sa disposition 10A-1 sont logiquement les territoires ciblés, avec comme priorités d’une part l’amélioration de la connaissance du phénomène et la prévention des risques sanitaires, d’autre part le ramassage et le traitement des algues vertes et enfin, les actions de prévention.
La mise en œuvre du plan algues vertes s’appuie en grande partie sur l’organisation des structures locales (Sage et bassins versants) et leur fonctionnement (le pilotage de l’élaboration du projet territorial étant confié au président de la CLE).
Le plan de lutte contre les algues vertes se surimpose aux programmes préexistants en demandant d’aller au-delà des objectifs ciblés initialement. Pour y parvenir, il met à disposition des moyens supplémentaires, essentiellement financiers.
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