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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/Les-menaces/Proliferations-de-phytoplancton/Le-phytoplancton-toxique
Dernière modification le 27 décembre 2010
Les eaux côtières de Bretagne ne sont pas épargnées par l'apparition d'algues toxiques.
Le phytoplancton comprend 6 000 espèces d’algues microscopiques. Une quarantaine d’entre elles sont toxiques pour la faune marine et les humains.
En Bretagne, 3 groupes d’espèces produisent des toxines qui s’accumulent dans les coquillages, interdisant épisodiquement leur vente et leur ramassage. Il s’agit de Dinophysis (DSP-toxines diarrhéiques), à l’origine de 79 % des interdictions ; Pseudo-nitzschia (ASP-toxines amnésiantes) et Alexandrium (PSP-toxines paralysantes).
Le réseau de surveillance du phytoplancton et des phycotoxines (Rephy) compte 197 points en Bretagne où sont effectués des prélèvements d’eau et de coquillages.
En 2009, il a repéré le dépassement des seuils de sécurité sanitaire pour les toxines DSP et ASP, mais pas pour les toxines PSP. Les toxines DSP ont été identifiées sur l’ensemble du littoral ouest et sud de Bretagne avec des épisodes toxiques de mai à octobre. Ce sont surtout des moules, des donax, des palourdes et des huîtres qui ont été touchées. Les toxines ASP étaient présentes dans des coquilles Saint-Jacques issus des gisements de la rade de Brest.
Entre 2000 et 2009, du phytoplancton toxique a été identifié pendant 461 mois cumulés en Bretagne. Les sites les plus touchés sont Douarnenez (54 mois cumulés de phycotoxicité), l’Iroise et Camaret (47 mois) et la rade de Brest (40 mois).
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