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http://www.bretagne-environnement.org/Mer-littoral/Les-menaces/Proliferations-de-phytoplancton/Les-dangers-quand-il-y-a-trop-de-micro-algues-marines
Dernière modification le 23 août 2005
Après une prolifération phytoplanctonique marine, les conséquences peuvent être écologiques et sanitaires.
Les « eaux colorées » sont le plus souvent sans conséquence néfaste sur les autres êtres vivants aquatiques. Cependant, dans des eaux calmes et stratifiées, en milieu trop riche en éléments nutritifs, après une prolifération de phytoplancton, l'oxygène peut se raréfier.
Une fois mort, le phytoplancton marin se décompose au fond de l'eau en consommant de grandes quantités d'oxygène dissous et prive ainsi les espèces vivantes de cet élément essentiel à la vie. Si la masse d'eau est stratifiée, la surface oxygénée se trouve isolée du fond où l'oxygène diminue sous la normale (hypoxie) voire dans les cas les plus graves vient à manquer (anoxie).
Dans un milieu anoxique, le maintien de la respiration aérobie est impossible, par conséquent, la vie se limite à la présence d'organismes dont le métabolisme est assuré par d'autres mécanismes (fermentation, respiration, chimiosynthèse bactérienne, etc.). Les coquillages, crustacés et poissons ne pouvant pas fuir les zones devenues invivables pour eux meurent.
Ce phénomène est surtout constaté dans les bouchons vaseux des estuaires comme par exemple, en 1982, en baie de Vilaine. Il reste rare dans les eaux côtières du nord de la Bretagne car les marées brassent l'eau et favorisent sa réoxygénation.
Les proliférations de phytoplancton toxique peuvent provoquer la mort de poissons ou d'invertébrés marins. De telles mortalités sont en général liées à la libération de toxines directement dans le milieu aquatique. Mais des lésions mécaniques peuvent également être engendrées comme le colmatage des branchies par la production de mucus ou l'altération des branchies par les excroissances de certaines espèces phytoplanctoniques.
Les toxines peuvent contaminer les personnes qui consomment des coquillages. Il existe en Bretagne trois types de toxines, celles qui provoquent des diarrhées, celles provoquant des amnésies, et celles à l'origine de paralysie.
Grâce au réseau national phytoplanctonique, l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer surveille régulièrement plusieurs sites bretons afin de détecter les proliférations d'algues et intervenir dès qu'une espèce toxique apparaît.
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