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http://www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/La-faune/Les-invertebres
Dernière modification le 28 juin 2005
Les deux tiers des espèces vivantes de notre planète sont des invertébrés. Insectes, crustacés, araignées, mollusques ou vers qui en font partie ont tous en commun d'être dépourvus de vertèbres. Nombreux et sachant s'adapter, ils sont présents dans tous les milieux, même les plus hostiles.
A plus d'un titre, les invertébrés sont les maillons indispensables de nombreux cycles biologiques et écologiques. Ils ont un rôle clef dans la pollinisation : 80 % des plantes cultivées se reproduisent grâce aux insectes pollinisateurs. Ils interviennent dans le recyclage de la matière organique, le maintien de la structure et de la fertilité des sols. En brassant la terre d'une prairie, les lombrics peuvent, par exemple, remonter en surface jusqu'à 25 tonnes de terre par hectare et par an 1 ! Cette activité améliore, en autres, l'aération du sol ce qui favorise la germination des plantes.
Phytophages, prédateurs, parasitoïdes ou parasites, les invertébrés interviennent à différents niveaux de la chaîne alimentaire et participent à la régulation naturelle des populations végétales et animales. Certaines espèces sont d'ailleurs largement utilisées en lutte biologique. C'est le cas de la coccinelle à sept points, Coccinella septempunctata, connue pour son féroce appétit de pucerons ; elle serait, en effet, capable de croquer jusqu'à 10 000 pucerons pendant sa vie 2 .
Enfin, les invertébrés sont eux-mêmes largement consommés par de nombreux oiseaux comme par exemple les martinets et les hirondelles mais aussi des mammifères - chauves-souris, hérisson, micro-mammifères, etc. -, des lézards, des amphibiens et une grande majorité d'espèces de poissons, notamment aux premiers stades de leur développement - saumon Atlantique, truite, brochet .
Bien qu'ils occupent tous les milieux, les invertébrés sont souvent méconnus en partie parce qu'ils sont très nombreux. Rien que pour les insectes, on estime à 34 600 le nombre d'espèces présentes en France 3 .
Il faut reconnaître que leur petite taille les rend souvent difficiles à observer et à identifier. Qui plus est, ils possèdent plusieurs stades biologiques (œuf, larve, nymphe et adulte), ce qui complexifie les observations. Et le stade adulte, le plus facile à identifier, ne dure souvent que quelques semaines dans l'année. Les adultes des biens nommées éphémères ne vivent que quelques heures à quelques jours, après un stade larvaire d'1 à 2 ans !
Comme si le polymorphisme ne leur suffisait pas, ils peuvent aussi occuper des niches écologiques différentes en fonction de leur stade de développement. C'est le cas des syrphes (mouches dont la plupart ont un abdomen jaune et noir comme les guêpes) dont les adultes sont terrestres et se nourrissent de nectar alors que les larves peuvent être aquatiques et prédatrices.
Dans ce contexte, on comprend qu'évaluer la biodiversité des invertébrés en Bretagne est une entreprise de longue haleine. Si certains groupes, souvent d'effectifs limités, sont relativement bien connus - libellules et demoiselles, criquets, grillons et sauterelles, papillons ou araignées, par exemple -, il en est d'autres plus nombreux, comme les mouches ou le groupe des guêpes, bourdons, etc., pour lesquels il est aujourd'hui impossible de donner une liste des espèces actuellement présentes en Bretagne.
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