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http://www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/La-faune/Les-invertebres/La-faune-du-sol/Proteger-les-plantes-grace-aux-equilibres-ecologiques-au-sein-du-sol
Dernière modification le 09 novembre 2006
Par le jeu de la compétition écologique et des relations alimentaires, une partie de la faune du sol contribue à la protection des plantes contre les nuisibles, parasites et autres maladies.
Certains habitants du sol sont utilisés comme auxiliaires en tant qu’agents de lutte biologique. C’est le cas des nématodes contre une gamme étendue d'insectes nuisibles, notamment les charançons sur fraisier, les mouches des fruits et les sirex[1]. D’autres espèces du sol sont au contraire responsables de maladies. Le piétin-verse, par exemple, est une maladie du blé causée par le champignon Cercosperella herpotricoides ; une fois le blé infesté, la tige est affaiblie et n’est plus apte à supporter le poids de l’épi et des graines, elle casse au niveau du collet.
Les nématodes phytoparasites sont un autre exemple de ravageurs importants. Car ils attaquent pratiquement toutes les cultures de la planète, en particulier les racines des plantes occasionnant ainsi des pertes de rendement très préjudiciables à l’agriculture. La lutte chimique est très difficile contre ces organismes et les produits nématicides comptent parmi les plus toxiques des produits phytosanitaires, d’où leur interdiction progressive dans de nombreux pays. Seul un équilibre écologique avec des prédateurs (autres nématodes, collemboles, acariens), des champignons et des bactéries permet de contrôler leur prolifération.
L’épandage des lisiers, les fumiers, les boues de stations d’épuration urbaines et industrielles et autres des déchets organiques apporte aux sols des microorganismes pathogènes tels que les bactéries (Escherichia coli, Yersinia, Shigella, Camplylobacter, etc.), des clostridies ou des Listeria. Ces nouveaux arrivants entrent en compétition avec la biodiversité en présence ; si le sol fonctionne bien, ils n’y survivront pas très longtemps ; s’il fonctionne mal, ils peuvent entraîner un risque de contamination des chaînes alimentaires ou de l’eau. Il existe d’ailleurs une réglementation pour contrôler l’épandage des déchets organiques et limiter ces risques de contamination sanitaire. Mais à ce jour, les connaissances sur l’écologie de ces microorganismes restent encore très fragmentaires.
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