Visitez aussi :

diaporama

  • Petit Rhinolophe
    Petit Rhinolophe
    En Bretagne, la population de pe(...)
    ©Olivier Farcy (SEPNB)
  • Grands murins
    Grands murins
    Avec une population régionale es(...)
    ©Olivier Farcy (SEPNB)
  • Sensibilisation sur les chauves-souris
    Sensibilisation sur les chauves-souris
    Exposition sur les chauves-souri(...)
    ©Josselin Boireau (GMB)
  • Grille de protection des chauves-souris
    Grille de protection des chauves-souris
    Cette grille protège l’entrée d’(...)
    ©Nadine Nicolas (GMB)
  • Oreillard gris
    Oreillard gris
    Cette chauve-souris tire son nom(...)
    ©Nadine Nicolas (GMB)
logo du portail

http://www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/La-faune/Les-mammiferes/Les-chauves-souris/21-especes-de-chauves-souris-en-Bretagne

 

Dernière modification le 11 octobre 2005


état des lieux

21 espèces de chauves-souris en Bretagne

Rédigé par :

Catherine Caroff ,  Josselin Boireau Groupe mammalogique Breton (GMB)




Grands rhinolophes Grands rhinolophes

En Bretagne, il est possible d'observer 21 espèces de chauves-souris. Elles vivent dans des abris naturels ou des habitations et se nourrissent exclusivement d'insectes.


Les chauves-souris - ou chiroptères (du grec cheiro, main et ptère, aile) - sont les seuls mammifères volants au monde. Dépourvues de tout comportement constructeur, elles dépendent entièrement des abris naturels ou construits par l'homme. Selon les espèces et les saisons, elles choisissent pour s'installer des grottes, des mines, des combles de bâtiments, des arbres, ou encore des anfractuosités de murs.

L'hiver, pour pallier le manque de nourriture, les chauves-souris hivernent en général dans des grottes, des mines ou des ruines où elles trouvent un microclimat propice à leur léthargie - une température constante aux environs de 10 °C et un taux d'humidité proche de 100 %. Quelques espèces moins frileuses se retrouvent dans les arbres creux. L'été, les chiroptères se regroupent dans des endroits chauds, sombres et calmes, comme les combles d'église, pour mettre au monde leur unique petit de l'année.

Toutes les spèces de chauves-souris européennes ne se nourrissent que d'insectes qu'elles chassent en utilisant les ultrasons (l'écholocation).

Des effectifs difficiles à évaluer

En Bretagne, on peut observer 21 des 34 espèces européennes. Il est souvent difficile d'évaluer les effectifs en raison de leur goût pour les anfractuosités étroites et profondes. Quand on voit un murin Daubenton dans une ardoisière, ce n'est probablement qu'une portion de l'effectif qui existe réellement. De même, les populations de chauves-souris arboricoles sont difficiles à estimer car elles peuvent gîter dans des trous souvent hauts perchés, et prospecter les forêts de façon exhaustive à la recherche de ces animaux est un travail de titan.

Les scientifiques parlent donc plutôt de potentialités par espèces. Seuls quelques espèces comme les rhinolophes ou les murins à oreilles échancrées peuvent être dénombrées de façon plus précise, car elles se suspendent librement et de façon très visible... encore faut-il identifier les gîtes

Pourquoi les populations de chauves-souris diminuent en Bretagne ? Les activités humaines menacent leur gîte et leur couvert. Depuis les années 1960, elles ont perdu de nombreux terrains de chasse. Ceci s'explique par le développement de l'agriculture intensive et de ses conséquences environnementales. Parmi celles-ci, on peut citer la destruction des zones humides, la suppression des haies qui servaient de routes de vol mais aussi de terrains de chasse aux chauves-souris, la généralisation de zones cultivées pauvres en invertébrés (donc en nourriture) comme le maïs, l'utilisation massive de pesticides détruisant directement ou indirectement les insectes, l’alimentation exclusive des chauves-souris.

De plus en plus, leur abris disparaissent : les ruines sont démolies, les vieux bâtiments sont modifiés, les sites souterrains sont fermés pour des raisons de sécurité, les municipalités condamnent les combles d'église pour lutter contre la présence d'oiseaux indésirables comme les pigeons ou les choucas. Le nombre de gîtes potentiels pour accueillir les chauves-souris se réduit comme peau de chagrin.