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Dernière modification le 12 octobre 2005
Sous le vocable oiseaux marins se cachent en fait des espèces véritablement marines et d'autres plus « terrestres ». Voici un tour d'horizon des 17 espèces qui nichent en Bretagne.
Avec près de 2 730 km de côtes, la Bretagne offre une grande variété de milieux littoraux, falaises et îlots rocheux, îles sableuses et cordons de galets, vasières, etc. Qui plus est, la péninsule bretonne se situe sur les couloirs de migration de nombreuses espèces se reproduisant entre le nord-est du Canada et la Sibérie centrale. La région occupe donc une place stratégique pour accueillir les oiseaux marins à la recherche de sites de nidification, mais aussi ceux hivernant ou faisant escale entre deux étapes migratoires ; 17 espèces s'y reproduisent régulièrement
Le fulmar boréal, le puffin des Anglais ou encore le macareux moine vivent la plupart du temps au large dans la zone océanique bien au-delà du plateau continental. Ces espèces passent presque toute leur existence sur l'eau, ne touchant terre que pour nicher.
Les alcidés comme le guillemot de Troïl, le pingouin torda ou le fou de bassan demeurent dans la zone côtière souvent plus poissonneuse qui surplombe le plateau continental. Le littoral est plutôt réservé à des espèces qui restent en vue des côtes pendant la journée et reviennent à terre pour passer la nuit (cormorans, goélands).
Enfin, de nombreux oiseaux des bords de mer s'aventurent aussi à l'intérieur des terres. Selon les espèces, on les trouve sur des plans d'eau, des terres cultivées, des décharges d'ordures ménagères (grand cormoran, sternes, goélands, etc.). Au cours de l'année, certaines espèces peuvent fréquenter aussi bien l'une que l'autre de ces zones.
En majorité, les oiseaux marins de Bretagne se reproduisent sur des îles et îlots inhabités hormis les îles d'Ouessant, Groix et Belle-Île-en-Mer qui accueillent des oiseaux marins nicheurs. Les autres se répartissent sur les falaises continentales du cap Fréhel, de Plouha, de la presqu'île de Crozon et du cap Sizun. A l'exception des milieux urbains colonisés par les goélands depuis une trentaine d'années et de quelques marais accueillant des sternes, les oiseaux marins ne se reproduisent pas à l'intérieur des terres dans notre région.
Chez 98 % des espèces d'oiseaux marins, la reproduction se fait en colonies. La taille de celles-ci varie, en Bretagne, de quelques individus à plusieurs milliers d'oiseaux. Sur un même site de nidification, plusieurs espèces peuvent coexister ce qui provoque compétition spatiale et prédation parfois au détriment de certaines d'entre elles. C'est le cas notamment de l'océanite tempête.
Les activités humaines sont une autre cause de limitation des populations d'oiseaux marins. Si, par le passé, des prélèvements humains d'œufs, de poussins ou d'adultes pour la consommation ou la chasse ont pu localement avoir un impact important, aujourd'hui ces pratiques semblent révolues en Bretagne. En revanche, sur certains sites, les plaisanciers et les pêcheurs à pied peuvent déranger les oiseaux en s'approchant trop près de leurs lieux de reproduction. Enfin, certaines espèces d'oiseaux marins ont connu des mortalités et des chutes d'effectifs suite aux grandes marées noires des dernières décennies.
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