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http://www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/La-flore/Les-plantes-a-fleurs-menacees/La-carotte-de-Gadeceau
Dernière modification le 24 octobre 2005
La carotte de Gadeceau est difficile à reconnaître. Mais est-elle bien différente? Présentant une faible population, une étude génétique est menée.
Décrite pour la première fois en 1901 à Belle-Ile (Apothicairerie, commune de Sauzon), la carotte de Gadeceau (Daucus carota subsp. gadecaei) est une plante naine de 4 à 15 cm de haut, glabre ou peu velue. Elle se reconnaît à son port plus ou moins prostré, à la petitesse de ses ombelles rosées (4,5 cm) et à sa position écologique, dans les pelouses rases littorales. Sa ressemblance avec d'autres carottes (Daucus carota subsp. carota ou Daucus carota subsp. gummifer) la rend difficile à repérer.
On trouve la carotte de Gadeceau sur les pelouses aérohalines des sommets de falaises. Elle se développe au sein d'un tapis végétal souvent dense (jusqu'à 100 % de recouvrement de la surface), mais peu élevé (la hauteur maximale est de 20 cm et la hauteur moyenne ne dépasse pas 5 à 10 cm, en général), dominé par la fétuque rouge et l'armérie maritime.
La carotte de Gadeceau n'est signalée, dans le monde, qu'en Bretagne et au Pays Basque. Malgré les difficultés de détermination, on peut considérer que la carotte de Gadeceau est présente dans une vingtaine de stations finistériennes et morbihannaises.
Les menaces qui pèsent sur la carotte de Gadeceau sont celles qui pèsent de manière générale sur les pelouses aérohalines. Il s'agit pour l'essentiel du piétinement, parfois très important, dans les sites densément fréquentés et source d'érosion (Apothicairerie en Sauzon-Belle-Ile, par exemple). Ces phénomènes de piétinement restent cependant, assez localisés et ne constituent pas, pour l'instant, un risque immédiat pour les populations de carotte de Gadeceau, qui sont assez étendues, en général.
La carotte de Gadeceau est protégée au niveau national ( arrêté du 20 Janvier 1982, modifié par arrêté du 31 Août 1995 - annexe 1) et la totalité des stations bretonnes de cette plante, connues actuellement se situe sur des sites d'intérêt communautaire.
Le Conservatoire botanique national de Brest a préconisé un suivi des pelouses à carotte de Gadeceau, afin de surveiller les phénomènes d'érosion, liés au piétinement.
Par ailleurs, le conservatoire a envoyé, en 2002, à l'Institut national d'horticulture d'Angers, des échantillons de carottes sauvages de Belle-Ile, afin qu'une étude génétique soit effectuée pour clarifier le statut taxonomique de la carotte de Gadeceau.
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