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http://www.bretagne-environnement.org/Patrimoine-naturel/Le-contexte-breton/L-etat-des-connaissances-sur-la-biodiversite
Dernière modification le 03 décembre 2010
Les connaissances que nous avons en 2010 de la biodiversité et de la géodiversité en Bretagne sont encore fragmentaires.
Si l’on considère les bilans de biodiversité, souvent locaux, qui ont été réalisés à ce jour en Bretagne ainsi que la cartographie des habitats et des formations végétales dans la région, ils ne décrivent le patrimoine naturel que pour 27 % de la Bretagne terrestre. Et la mer est encore plus méconnue ; seuls 2 % des eaux territoriales bretonnes sont couvertes par des inventaires de la faune et de la flore sous-marines.
Cependant sur les cinq dernières années, la mise en œuvre renforcée de certains outils ( réseau Benthique, espaces remarquables, etc.) a fait avancer les connaissances sur la biodiversité et la géodiversité en Bretagne. Grâce à la dynamique régionale du réseau écologique européen Natura 2000, les habitats de 12 nouveaux sites terrestres et 15 marins ont été cartographiés en 5 ans, ce qui amène à un total de 41 sites terrestres et 18 marins.
Plusieurs atlas régionaux, désormais achevés, présentent la répartition d’espèces (flore, oiseaux nicheurs) ou de géotopes ( éléments géologiques représentant un intérêt particulier pour les Sciences de la Terre). D’autres inventaires du même type sont en cours sur les mammifères, les reptiles et les batraciens et plusieurs groupes d’invertébrés continentaux. La participation active du grand public a par exemple permis d’éditer un atlas départemental des papillons dans les Côtes-d’Armor.
La disparité des connaissances naturalistes en Bretagne ne concerne pas que les territoires ; le même constat peut-être fait au niveau des espèces. Pour certains groupes tels que les mousses, les lichens, les champignons et les invertébrés continentaux, on ne connaît pas le nombre d’espèces présentes en Bretagne. Pour d’autres, si les espèces observables dans la région sont identifiées, leur répartition reste encore à préciser : c’est le cas de la plupart des invertébrés. Enfin, il existe peu de groupes dont on connaît le fonctionnement des populations : par exemple les territoires de chasse des chauves-souris, tout aussi vitaux que leurs gîtes, restent à déterminer.
Sources :
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