L'Etat et le conseil régional de Bretagne, membres fondateurs du groupement d'intérêt public Bretagne environnement
http://www.bretagne-environnement.org/Risques/Risques-naturels/Les-inondations/Des-amenagements-pour-se-proteger-des-inondations
Rédigé par :
Emilie Novince (GIPBE)
En collaboration avec :
Spc Vilaine Et Côtiers Bretons
,
Fabienne Herbinot
, Jean Raffy
(Dreal Bretagne)
,
Nadia Dupont
(Costel)
S'il est impossible d'empêcher les crues d'une rivière, il est parfois possible de se protéger contre les inondations. La meilleure solution étant de s'installer en dehors de la zone inondable, comme le préconise les plans de prévention des risques liés aux inondations.
Cependant, des aménagements peuvent permettre de réguler le débit et la hauteur des eaux de la rivière. D'autre part, l'usage de certaines pratiques sur le bassin versant permettent de limiter le ruissellement des eaux et par là même le débit de la rivière. Voici quelques exemples d'aménagements pratiqués en Bretagne :
- le barrage hydroélectrique de Guerlédan, grâce à une gestion spécifique négociée avec EDF, contribue à l'écrêtement des crues à Pontivy ;
- la construction de trois barrages (la Valière, la Haute-Vilaine et la Cantache), entre 1978 et 1995, sur la Vilaine dans le pays de Vitré, afin notamment d'écrêter les crues ;
- la destruction de l'ancien barrage à marée de Redon en 2002. Mis en service en 1938, il a perdu toute fonction lors de la construction du barrage d'Arzal. Son effacement a permis localement un gain de 15 à 20 cm sur le niveau d'eau de la rivière ;
- la construction du barrage d'Arzal en 1970 à l'embouchure de la Vilaine a permis de bloquer la marée qui remontait auparavant jusqu'à Redon. En période de vives-eaux, la marée venait contrarier l'écoulement des crues, provoquant des inondations à répétition sur la vallée ;
- la construction d'un barrage à clapets à Lochrist en 2006. Doté de trois vannes à clapets qui s'abaissent automatiquement en cas de crue, ce barrage permet réduire la côte de crue centennale d'environ un mètre ;
- la construction d'un barrage mobile à Guily-Glaz permettra de gagner 92 cm de niveau d'eau à Guily-Glaz et 20 cm à Châteaulin si une crue comparable à celle de 2000 venait à se reproduire.
Enfin, il est possible de diminuer l'impact des petites crues en limitant le ruissellement. Pour cela, il faut favoriser l'infiltration de l'eau dans le sol avant qu'elle ne rejoigne le cours d'eau. La couverture des sols en hiver par des cultures intermédiaires, le maintien des zones humides et des zones d'expansion des crues ou encore la restauration du bocage par des talus et des haies, bref tout type d'aménagement susceptible en amont de retenir et freiner l'eau, sont de bons exemples de pratiques à adopter.