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http://www.bretagne-environnement.org/Risques/Risques-naturels/Les-inondations/Une-geographie-un-sous-sol-et-un-climat-favorables-aux-inondations

 

Dernière modification le 23 avril 2007


comment ça marche ?

Une géographie, un sous-sol et un climat favorables aux inondations

Rédigé par :

Emilie Novince (GIPBE)

En collaboration avec :

Fabienne Herbinot ,  Jean Raffy Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement en Bretagne (Dreal Bretagne) , 
Nadia Dupont Laboratoire climat, occupation du sol par télédétection (Costel) , 
Spc Vilaine Et Côtiers Bretons




Inondation à Saint-Nicolas-de-Redon en 1995 Inondation à Saint-Nicolas-de-Redon en 1995

La Bretagne est soumise à un climat tempéré et humide de type océanique et se compose d'une mosaïque de milieux dans lesquels l'eau est omniprésente. Trois facteurs déterminent le risque d'inondation : le climat, la géologie et la géographie.


Climat à Rennes
Climat à Rennes

A l'origine des inondations, il y a toujours des pluies importantes.
En Bretagne, les hauteurs moyennes mensuelles de précipitations, bien que légèrement minimales en été, varient assez peu au cours de l'année. Par contre le régime est différent : averses brèves et localisées en été avec de fortes intensités pouvant causer des inondations sur de petits bassins imperméabilisés ; fronts pluvieux très étendus et précipitations moins intenses mais de longue durée en hiver, responsables des crues sur les grands bassins versants. En Bretagne, l'inondation est en général le résultat de précipitations hivernales régulières et plus abondantes que la normale.

Ma commune face au risque majeur
Ma commune face au risque majeur

La nature peu perméable du sous-sol breton (schistes briovériens, schistes et grès primaires et dans une moindre mesure granites et roches métamorphiques) favorise la concentration des eaux en surface d'où la présence d'un chevelu très dense de rus, ruisseaux, et rivières. L'eau de surface est donc omniprésente sur le territoire breton. Ainsi, plus d'une commune sur cinq (230 sur 1268) en Bretagne est concernée par le risque d'inondation. C'est de loin le risque naturel le plus fréquent, devant les feux de forêts, les séismes, les mouvements de terrain et les tempêtes. Les villes situées dans les vallées le long des principales rivières bretonnes sont inondables. En Ille-et-Vilaine, 101 communes sont concernées (30 % des communes du département), elles sont 64 dans le Morbihan (autour du Blavet et de l'Oust), 47 dans le Finistère (Odet, Ellé, Aulne, Elorn et Jarlot) et 18 dans les Côtes d'Armor. La superficie inondable estimée à environ 600 km2 ne représente toutefois que 2 à 3 % du territoire régional.

Deux situations géographiques fort différentes distinguent l'est et l'ouest du territoire breton faisant que les inondations ne vont pas les toucher de la même manière :
- à l'est, le bassin de la vilaine dont la surface totale est de l'ordre de 10 000 km2 avec des caractéristiques spécifiques : barrage en estuaire interdisant la remontée des marées (mais pouvant arrêter tout écoulement pendant les hautes eaux), pente avec des profils successifs bien marqués, géologie elle aussi bien marquée entre les granites (sols perméables) et les schistes (sols plus imperméables). Ces paramètres géomorphologiques sont à l'origine d'une plaine bien étendue où, en cas de forte montée des eaux, l'inondation se fera lentement ;

- à l'ouest, les bassins des petits fleuves côtiers : le plus grand est de l'ordre de 2000 km2 (le Blavet) ; chacun a sa vie propre en fonction des phénomènes météorologiques qui peut l'affecter. Ils se caractérisent généralement par de fortes pentes, peu de zones de stockage des eaux en amont et sont souvent soumis aux effets des marées. Dans ce type de bassins, la propagation amont - aval des inondations est souvent beaucoup plus rapide.