L'Etat et le conseil régional de Bretagne, membres fondateurs du groupement d'intérêt public Bretagne environnement
http://www.bretagne-environnement.org/Sols/L-homme-et-la-terre
En Bretagne, plus de 60 % du territoire est occupé par des terres agricoles. C'est dire tout le poids des pratiques culturales anciennes comme actuelles sur l'évolution de la qualité des sols et des paysages ruraux. Si l'on considère que ce qui arrive dans l'eau traverse inévitablement le sol, c'est aussi ce qui explique l'impact de l'agriculture sur la qualité de l'eau.
Au début des années 1960, la Bretagne est passée d'une agriculture familiale semi-autarcique à une agriculture de marché fortement industrialisée. Elle est la région française qui a connu sur le plan agricole les plus forts bouleversements. Tous ces bouleversements ont modifié les propriétés des sols au risque de les dégrader.
Par nature fragiles physiquement, les sols bretons sont exposés aux risques de tassement, à la dégradation biologique et à une contamination par des polluants. Avec l'intensification des activités humaines, les sols en Bretagne ont reçu de plus en plus d'effluents agricoles, de composts, de boues d'épuration, etc. Dans plusieurs cantons, ils ont dépassé leurs capacités d'absorption et de régulation notamment en azote et phosphore. Indirectement, ces pressions rejaillissent sur la qualité de l'eau et contribuent à sa dégradation.
Désormais, des usages respectueux des sols se développent à différentes échelles dans l'espace agricole. Il s'agit de nouvelles pratiques culturales basées sur la réglementation ou sur des initiatives volontaires.