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Dernière modification le 15 février 2011


chiffres clés

Les propriétés des sols agricoles en Bretagne

Rédigé par :

Laetitia Beauverger (GIPBE)

En collaboration avec :

Blandine Lemercier Agrocampus Ouest (Agrocampus Ouest)




Le pH, les teneurs en matière organique et en phosphore sont des propriétés qui évoluent dans le temps. Elles renseignent sur la fertilité et la stabilité structurale d’un sol. Voici la situation pour la Bretagne en 2004.


Le pH ainsi que les teneurs en matière organique et en phosphore sont des propriétés qui évoluent dans le temps. Elles renseignent sur la fertilité et la stabilité structurale d’un sol.

pH – En Bretagne, les sols sont en grande majorité acides (pH < 7) car ils se sont formés par altération de roches riches en silice (granites, schistes, grès). Le pH régional moyen est de 6,3. Dans les sols agricoles, le pH optimal généralement préconisé se situe entre 6,5 et 7,5.

Le pH des sols cultivés en Bretagne de 2000 à 2004
Le pH des sols cultivés de Bretagne

En dehors de cette fourchette, des problèmes peuvent se poser pour assimiler des éléments fertilisants et des oligo-éléments. Dans les sols très acides (pH < 5,0), l’aluminium peut être libéré et devenir toxique pour les cultures. De même, des éléments polluants peuvent migrer et contribuer à la pollution des eaux.

Matière organique - Les teneurs en surface s’échelonnent de 1,5 à 10 % le long d’un gradient orienté sud-ouest / nord-est. Les valeurs les plus fortes sont observées dans le Finistère Sud, et les plus faibles au nord-est de la région. Cette forte variation est du même ordre que celle observée pour l’ensemble de la France.

La matière organique dans les sols cultivés bretons de 2000 à 2004
Matière organique dans les sols cultivés de Bretagne

La matière organique du sol provient des organismes du sol vivants ou morts, de la décomposition des résidus végétaux et des apports éventuels sous forme de déjections animales, compost. Elle constitue un élément essentiel de la qualité des sols.

Phosphore - Pour la période 2000-2004, 70 % des cantons bretons avaient des sols trop riches en phosphore assimilable (teneur médiane supérieure à 300 mg P2O5/kg), dépassant nettement les seuils recommandés pour une fertilisation raisonnée.

 

Le phosphore dans les sols cultivés bretons de 2000 à 2004
Phosphore dans les sols cultivés de Bretagne

La teneur médiane (centrale) des cantons en phosphore assimilable était dans chaque département de :

  • 375 mg de P2O5/kg en Côtes-d’Armor,
  • 437 mg de P2O5/kg en Finistère,
  • 372 mg de P2O5/kg en Ille-et-Vilaine,
  • 289 mg de P2O5/kg en Morbihan.

Le phosphore est indispensable à la croissance des végétaux, et l’excès de phosphore n’a pas d’impact connu sur le développement des plantes ni sur la chaîne alimentaire du sol. Cet élément est transféré dans les cours d’eau par l’érosion, le ruissellement ou le lessivage des sols. En excès, il peut alors déséquilibrer les milieux aquatiques.
L’évolution des pratiques culturales après la Seconde-Guerre mondiale s’est traduite par l’apport en masse de phosphore pour fertiliser les sols. Elle s’est aussi accompagnée d’une baisse de la teneur en matière organique. Cette situation favorise l’érosion et le lessivage des sols et augmente donc les risques de pollution des cours d’eau. La teneur en matière organique tend actuellement à se stabiliser.


Sources