Visitez aussi :
logo du portail

http://www.bretagne-environnement.org/Sous-sol/Les-menaces/Le-radon

 

Dernière modification le 01 décembre 2010


chiffres clés

Le risque radon en Bretagne

Rédigé par :

Emmanuèle Savelli (GIPBE)

En collaboration avec :

Béatrice Gautier-grall Agence régionale de santé de Bretagne (ARS Bretagne)




En raison de son sous-sol granitique, la Bretagne fait partie des régions françaises les plus exposées au radon.


Niveau de fond en uranium des roches et des matériaux du proche sous-sol du massif Armoricain
Teneur en uranium dans le sous-sol breton

Le radon est un gaz radioactif qui provient de la désintégration du radium, lui-même descendant de l'uranium, un constituant de la croûte terrestre. À partir du sol et parfois de l'eau dans laquelle il peut se trouver dissous, il diffuse dans l'air. Dans une atmosphère confinée, il peut s'accumuler et atteindre des concentrations élevées.

Il n'existe pas, à ce jour en France, de seuils réglementaires à respecter dans les habitations des particuliers. Pour gérer le risque sanitaire lié au radon dans l'habitat, on se réfère aux seuils d'action applicables pour les établissements recevant du public : 400 Bq/m3 (en-dessous duquel aucune action n'est obligatoire) et 1 000 Bq/m3 (au-dessus duquel des actions correctives doivent être menées à bref délai).

L'inhalation du radon accroît le risque de développer un cancer du poumon. Ce risque augmente avec la concentration et la durée de présence dans les locaux. D'après l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, 20 % des décès par cancer du poumon seraient ainsi attribuables au radon en Bretagne. Seule la mesure de ce gaz permet aujourd'hui de savoir si l’on y est exposé dans son logement. Les dispositions à prendre pour limiter cette exposition sont connues ; il s’agit par exemple d’étanchéifier les voies d'entrée dans le logement, d’aérer le bâtiment, etc.