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Dernière modification le 28 janvier 2011


chiffres clés

Les mouvements de terrain liées aux formations argileuses en Bretagne

Rédigé par :

Emmanuèle Savelli (GIPBE)

En collaboration avec :

Jean-michel Schroëtter Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)




Entre 1982 et 2008, les changements de volumes liés à l’hydratation des formations argileuses ont généré pour plus de 2 millions d’euros de sinistres en Ille-et-Vilaine et en Morbihan.


Les formations argileuses ont la capacité de changer de volume selon leur degré d’hydratation. Ces retraits - en cas de sécheresse - et gonflements - lorsqu’elles se réhydratent - provoquent des variations du niveau du sol qui se manifestent par des fissures sur le bâti.

En France métropolitaine, ces phénomènes se sont révélés à l'occasion des sécheresses exceptionnelles de 1976, 1989-91, 1996-97 et au cours des étés 2003 et 2005.

Aléa retrait-gonflement des formations argileuses en Bretagne
Aléa retrait-gonflement des formations argileuses en Bretagne

Le Bureau de recherche géologique et minière a réalisé des cartes départementales d’aléa retrait et gonflement des formations argileuses. Il a pris en compte la nature de la formation géologique (plus ou moins argileuse), des analyses de sol (teneur en argile) et leur minéralogie (car certains minéraux argileux sont plus gonflants que d’autres, en particulier les smectites) ainsi que le recensement des sinistres survenus sur la période 1982-2008.

Pour la Bretagne, ce phénomène a affecté deux des quatre départements pour des coûts cumulés d’indemnisation de 2,2 millions d’euros pour l’Ille-et-Vilaine et de 407 000 euros pour le Morbihan. La région a un aléa faible sur 34,87 % de son territoire, moyen sur 1,20 % et fort sur 0,03 %.

La commune de Pont-Péan est la plus touchée par le phénomène à cause de la géologie de son sous-sol - composé d’argiles à lignite, de pyrite, de gypse - source de 82 sinistres.