L'Etat et le conseil régional de Bretagne, membres fondateurs du groupement d'intérêt public Bretagne environnement
http://www.bretagne-environnement.org/Sous-sol/Les-menaces/Les-seismes
La menace sismique en Bretagne est faible mais le risque n'est pas pour autant nul.
En Europe, comparée à la Grèce ou à la Turquie, la France métropolitaine est une région à sismicité moyenne. Les séismes y sont essentiellement superficiels, leurs foyers se situent dans la croûte terrestre. Ils résultent du rapprochement lent entre la plaque africaine et la plaque eurasienne
et sont répartis le long des zones de failles et de plissements souvent anciennes. On y dénombre en moyenne chaque année une vingtaine de séismes de magnitude supérieure à 3,5 alors que plusieurs milliers sont ressentis dans l’ensemble du bassin méditerranéen.
Cette sismicité est concentrée sur quelques régions françaises, dont la zone du socle hercynien de la Bretagne.
En près d’un siècle, la Bretagne a connu une soixantaine de séismes. Les magnitudes (énergie dissipée au foyer sous forme d’ondes sismiques) les plus fortes ont été comprises entre 5,5 et 6,0. Le dernier, dont l’épicentre s’est situé à Hennebont (56), date du 30 septembre 2002. Son intensité sur l’échelle MSK (graduée de I à XII) a atteint le degré V-VI (dommages assez légers) pour une magnitude de 5,4.
Afin d’appliquer les règles parasismiques de construction, un zonage physique de la France a été élaboré : 5 zones classées de 0 à III (III pour les Antilles). La Bretagne est classée en zone 0, c’est-à-dire une sismicité négligeable, mais non nulle.