Tableau de l'économie bretonne 2008
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http://www.bretagne-environnement.org/Territoire-activites/Les-activites-economiques/Les-activites-maritimes-et-cotieres
Dernière modification le 24 décembre 2010
Rédigé par :
Laetitia Beauverger (GIPBE)
En collaboration avec :
Caroline Le Saint (crc Bretagne Nord)
,
Françoise Potin
(Draaf)
,
Jean-marc Lardoux
(ORTB)
,
Marie-joe Letourneur
(CRC Bretagne sud)
La pêche, l’aquaculture et les autres activités maritimes font partie de l’identité culturelle bretonne et contribuent notablement à l’économie nationale.
Parce qu’elle est une péninsule et qu’elle dispose de plusieurs façades maritimes, la Bretagne occupe naturellement une place importante dans les activités littorales en France.
Elle est très développée en Bretagne qui se situe ainsi au premier rang des régions françaises dans ce secteur économique. En 2007, 80 % de la flotte nationale était bretonne. Elle fournissait à elle seule 44 % des captures nationales de pêche et 90 % de la production française d’algues. Il s’agit pour l’essentiel d’embarcations dédiées à la « petite pêche ». D’ailleurs, près des trois-quarts des bateaux ne dépassent pas 12 mètres.
La pêche maritime pèse près de 350 millions d’euros pour une vente de produits proche de 137 000 tonnes en 2007. 26 % des entreprises de transformation des produits de la mer sont en Bretagne. Elles ont dégagé une valeur ajoutée de près de 190 millions d’euros.
C’est l’élevage de coquillages tels que les huîtres creuses, les huîtres plates, les moules, etc. Il existe en Bretagne 14 secteurs de cultures marines de coquillages. Il s’agit de la baie du Mont-Saint-Michel, le secteur Arguenon-Fresnaye, la baie de Saint-Brieuc, le secteur de Paimpol, la baie de Morlaix, le pays des Abers, la rade de Brest, le secteur de l’Aven-Belon, les rias d’Étel et de Pénerf, la baie de Quiberon et le golfe du Morbihan, l’estuaire de la Vilaine ainsi que le secteur du Croisic, Pen Bé-Mesquer. En 2008, 35 % de la production conchylicole française était d’origine bretonne. 852 entreprises (430 en Bretagne Sud et 422 en Bretagne Nord) se répartissent sur 492 km de bouchots.
Il existe 13 ports de commerce en Bretagne. En 2009, le trafic de marchandises s’élevait à 8,3 millions de tonnes. Les produits agricoles et alimentaires (2,8 Mt) sont les plus échangés puisqu’ils représentent plus du tiers des marchandises qui transitent dans les ports. Avec 2 Mt, les produits énergétiques correspondent à près du quart de l’ensemble du trafic. Les importations de marchandises sont largement dominantes et s’élèvent à 84,2 % du trafic des ports bretons. Il s’agit à 41 % de produits pétroliers, d’engrais et de produits chimiques.
Un peu plus d’un million de passagers ont effectué des liaisons maritimes trans-Manche depuis les ports bretons, 440 000 passagers sur les liaisons avec les îles anglo-normandes et 2,3 millions ont emprunté la desserte des îles en 2008.
La Bretagne occupe la première place pour les chantiers de construction et de réparation navale (15,5 % du secteur français et 6 % des emplois bretons). La construction navale civile et militaire est assurée par plus de 8 000 salariés. Près de 875 entreprises de l’industrie nautique emploient environ 5 000 personnes et créent un chiffre d’affaires annuel de près de 500 millions d’euros.
Tout l’enjeu aujourd’hui de ces différentes activités maritimes qui coexistent souvent dans ou à proximité des 222 ports bretons est de gérer la zone côtière de façon intégrée en limitant les conflits d’usage et les impacts sur l’environnement.
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