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 Cultiver avec ou sans charrue ?
 (5 mars 2008) 
Maïs

Les agriculteurs Bretons s’entêteraient-ils à labourer leurs sols ? D’après le numéro 207 de l’Agreste primeur, ils seraient moins enclins que dans d’autres régions à renoncer à cette technique alors qu’ils bénéficient de natures de sol et de cultures adaptées au non labour. Sur la période 2005-2006, les surfaces de blé tendre semées sans labour ne dépassaient pas 40 % en Bretagne alors qu’elles pouvaient atteindre jusqu’à 90 % dans le Sud-Ouest et la Champagne-Ardenne.
Cette pratique a pourtant des avantages : elle est économique en temps et en carburant, elle évite de créer une « semelle » qui empêche l’eau de s’infiltrer et les racines de pénétrer en profondeur. Le non-labour n’est pas non plus la solution miracle : il ne s’envisage pas sans rotation des cultures et sans couverture par des plantes intermédiaires.
Si des expériences empiriques ont été menées en Bretagne, beaucoup de questions restent en suspens sur les impacts positifs ou négatifs sur la qualité des sols, de l’eau et de l’air dans le contexte agricole breton. Pour pallier à ce manque de références scientifiques, un programme de recherche régional a été lancé en 2007 sur le sujet. Soutenu par le conseil régional de Bretagne, il implique des organismes de recherche[1], la chambre régionale d'Agriculture de Bretagne et l'association Base (Bretagne, agriculture, sol et environnement). Il s'appuie notamment sur un essai que la chambre régionale d'Agriculture de Bretagne suit depuis 2000 à la station expérimentale de Kerguehennec (Morbihan).

[1] l’unité mixte de recherche « Sol Agro et hydrosystème Spatialisation » d’Agrocampus Rennes et de Institut national de recherche agronomique Rennes et Grignon, l’université de Rennes 1, l’université de Bretagne occidentale

En savoir plus :
- Agreste primeur n°207 (février 2008)
- Programme de recherche d’initiative régionale « Evaluer et modéliser la gestion des matières organiques associée à une réduction du travail du sol en vue d’une agriculture durable »


> Mots-clés associés : recherche et études, érosion des sols, agronomie
> Acteurs associés : chambre régionale d'agriculture de bretagne, conseil régional de bretagne, agrocampus rennes, institut national de la recherche agronomique - centre inra de rennes, bretagne agriculture sols et environnement
 
 Inondation : un plan de prévention des risques pour la Vilaine en région rennaise, l’Ille et l’Illet
 (4 mars 2008) 
pprivilaine

La préfecture d’Ille-et-Vilaine vient d’annoncer l’adoption par arrêté, en date du 10 décembre 2007, du plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) du bassin de la Vilaine en région rennaise, de l’Ille et de l’Illet.
Le PPRI définit les secteurs susceptibles d’être inondés. Il concerne 39 communes traversées par 9 cours d’eau affluents de la Vilaine. L’objectif de ce document n’est pas d’empêcher l’inondation qui est un phénomène naturel, mais de prévenir et de limiter les conséquences de fortes crues, dans un objectif de sécurité civile, en cherchant à réduire la vulnérabilité des constructions et des populations.
Ainsi, le PPRI vise à contrôler le développement de l’urbanisme dans les secteurs les plus à risques et à préserver des secteurs non urbaniser pour laisser des champs d’expansion à la crue. Il précise pour toutes les constructions à venir quels types d’occupation ou d’utilisation des sols sont interdites et quels sont les aménagements possibles ou à réaliser. Le PPRI doit donc être pris en compte dans tous les documents d’urbanismes locaux (Plan d’occupation des sols - POS, Plan local d’urbanisme - PLU, Schéma de cohérence territoriale - SCOT).
Les inondations constituent le premier risque naturel en Bretagne, une commune sur cinq est concernée. En Ille-et-Vilaine, les récentes inondations de 1995, 2000 et 2001 sont restées dans les mémoires.

Pour en savoir plus :

-  consulter le dossier relatif au PPRI en région rennaise disponible sur le site de la préfecture.
-  Inondations
-  Crues en Bretagne


> Mots-clés associés : ille-et-vilaine (35), inondation, prévention, arrêtés
> Acteurs associés : préfecture d'ille-et-vilaine
 
 Jardiner au naturel… dans toute la Bretagne
 (2 mars 2008) 
jardiner naturel

Trois ans après son lancement à Rennes, la charte « Jardiner au naturel, ça coule de source !  » fait des émules dans toute la Bretagne. A ce jour, 59 magasins ont adhéré à la démarche. Ils communiquent sur leurs lieux de vente et forment les vendeurs pour inciter les jardiniers amateurs à remplacer les pesticides par des produits plus écologiques. Il y a un an, le territoire de la rade de Brest a mis en place la charte avec succès. Il est rejoint ce mois-ci par Douarnenez, les bassins versants du Ris, de l’Odet et de la Vilaine-amont. Le Conseil régional de Bretagne souhaite que la charte s’étende partout où la reconquête de l’eau reste prioritaire. La dynamique est lancée : déjà une quinzaine de structures bretonnes se mobilisent pour adhérer à la démarche en 2009 ou 2010.

En savoir plus :
- Communiqué de presse

Les organismes participants à l’opération :
- 2005 : Rennes Métropole, syndicat mixte de production d'eau potable du bassin rennais, Jardiniers en France, Maison de la consommation et de l'environnement, direction régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes ;
- 2007 : Brest Métropole Océane et de la Maison de la Bio ;
- 2008 : Douarnenez, le syndicat des eaux du Goyen, le Sivalodet et Vitré Communauté


> Mots-clés associés : bretagne, éco-citoyens, qualité de l'eau, pesticides, jardinage
> Acteurs associés : conseil régional de bretagne, rennes métropole, maison de la consommation et de l'environnement, syndicat intercommunal de la vallée de l’odet
 
 Protection des eaux contre les pesticides : quatre nouveaux arrêtés en Bretagne
 (1er mars 2008) 
affiche pesticide

Le 1er février 2008, les préfets des quatre départements bretons ont signé de nouveaux arrêtés préfectoraux relatifs à l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l'eau. Ces textes viennent renforcer les dispositions des quatre arrêtés d’avril 2005 et complètent l'arrêté interministériel du 12 septembre 2006 notifiant l’interdiction d’utiliser tous produits phytosanitaires à moins de 5 mètres en bordure des points et cours d’eau listés sur les cartes IGN 1/25000 pour éviter leur pollution.
Les obligations générales reprises dans les nouveaux arrêtés complètent cet arrêté interministériel par une interdiction de tout traitement phytosanitaire dans et à moins d’un mètre de tout cours d’eau, point d’eau, collecteurs d'eaux pluviales, points d'eau, puits et forages (non listés sur les cartes IGN 1/25000), fossés (même sec) ainsi que le traitement des caniveaux, avaloirs et bouches d’égout. De plus, les traitements sur plantes aquatiques et semi-aquatiques, qui doivent être réalisés par un applicateur agréé, sont désormais subordonnés à l’accord de la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt.
Tous les utilisateurs de pesticides sont concernés par ces nouveaux arrêtés : particuliers, agriculteurs, collectivités et entrepreneurs. Ainsi, pour assurer une information maximale des différents applicateurs, la nouvelle affiche en annexe de ces arrêtés doit obligatoirement être affichée dans tous les lieux de vente de produits phytosanitaires, y compris, chez les distributeurs de produits destinés aux particuliers (hyper et supermarchés, magasins de bricolage, jardineries, solderies…).

Pour en savoir plus:

-  Arrêté interministériel du 12 septembre 2006 relatif a l'utilisation des produits phytosanitaires
-  Arrêtés du 1er février 2008 relatif à l'interdiction d'utilisation des produits phytosanitaires à proximité de l'eau


> Mots-clés associés : bretagne, eau douce, pollution de l'eau, pesticides, arrêtés, réglementation sur l'eau
> Acteurs associés : préfecture d'ille-et-vilaine, préfecture du morbihan, préfecture des côtes d'armor, préfecture du finistère
 
 Epidémie chez les pigeons ramiers
 (1er mars 2008) 
Pigeon ramier

Depuis janvier, des centaines de cadavres de pigeons ramiers ont été découverts en Bretagne, en ville comme en campagne. Alors qu’aucun signe extérieur ne permettait d’identifier l’origine de ces décès, des analyses en laboratoire ont finalement révélé qu’ils étaient dus à la trichomonose aviaire, une maladie très contagieuse. Il s’agit d’un parasite qui infecte les voies buccales et digestives des oiseaux, en particulier les pigeons. Ne pouvant plus se nourrir, ils s’affaiblissent et meurent en une dizaine de jours. La trichomonose aviaire n’est transmissible ni à l’homme ni aux autres espèces animales. Néanmoins, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage recommande, en cas de découverte d’un oiseau mort, de le manipuler avec des gants ou un sac plastique avant de l’enterrer et de bien se laver les mains.

Contacts :
- ONCFS d’Ille-et-Vilaine : 02 99 41 15 99)
- Fédération des chasseurs d’Ille-et-Vilaine : 02 99 45 50 20

En savoir plus :
- « La trichomonose aviaire : les éléments essentiels »


> Mots-clés associés : oiseaux, bretagne, chasse
> Acteurs associés : fédération départementale des chasseurs d'ille-et-vilaine, office national de la chasse et de la faune sauvage
 
 InfoTerreTM fait peau neuve
 (1er mars 2008) 
infoterre

Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a mis en ligne fin janvier une nouvelle version d’InfoTerreTM, son portail de cartographie dynamique. Il s’agit aujourd’hui d’une référence dans son domaine en France. On y trouve les cartes géologiques du BRGM, les cartes topographiques de l’IGN, des données sur les risques industriels et naturels, sur les eaux souterraines ainsi que sur les sites et sols pollués, etc. Quoi de neuf sur InfoTerreTM ? Une interface plus intuitive et une ergonomie très conviviale : carte agrandie, aides dynamiques, etc. ; la possibilité de personnaliser son espace de travail en sauvegardant ses paramètres et ses préférences de connexion. A noter pour les professionnels : cette nouvelle version est conforme aux standards de l’interopérabilité édités par l’Open geospatial consortium (OGC) et cohérente avec la directive européenne Inspire. Elle donne un accès direct au Géocatalogue, le moteur de recherche du Géoportail, et à des serveurs Internet distants.


> Mots-clés associés : le sous-sol, eau souterraine, risques technologiques, risque naturel, géologie
> Acteurs associés : bureau de recherches géologiques et minières - bretagne
 
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