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 Scan 25 et orthophotographie littorale : la cartothèque s’enrichit
 (7 mai 2008) 

Séismes, déchets inertes, énergie éolienne, directive cadre sur l'eau... Voici quelques exemples parmi les 70 nouvelles cartes venues enrichir la cartothèque de Bretagne environnement.
Il y a du nouveau aussi sur le site de cartographie interactive. Vous pouvez désormais visualiser deux fonds de carte. Le Scan 25 de l’IGN représente une collection d’images cartographiques numériques découpée en dalle de 10 x 10 km, soit 384 dalles pour la Bretagne, mises à disposition du GIP Bretagne environnement dans le cadre du projet GéoBretagne. L’orthophotographie littorale diffusée en accès Web Map Service (WMS) par le Géolittoral permet de visualiser des photographies aériennes sur une bande de 6 km de large afin d’assurer la couverture des estrans et des estuaires. Voici des fonds de carte qui, superposés aux autres données, intéresseront particulièrement les professionnels.
Le site de cartographie interactive vous offre aussi deux nouvelles fonctionnalités pour personnaliser vos cartes à volonté : un module de ré-organisation des couches et des outils de dessin évolués. Découvrez sans plus tarder ces nouveautés !


> Mots-clés associés : indicateurs / chiffres-clés
> Acteurs associés : gip bretagne environnement
 
 Amphibiens et reptiles de Bretagne : devenez enquêteur
 (3 mai 2008) 
Crapaud calamite

Que diriez-vous de participer à une enquête régionale sur les amphibiens et les reptiles ? Ce projet, coordonné par Bretagne vivante – SEPNB et VivArmor Nature pour la Bretagne, s’inscrit dans un Contrat Nature et comporte deux volets. Il s’agit d’une part d’actualiser et d’affiner l’atlas de répartition des espèces présentes dans la région. Celui-ci date de 1988[1]. D’autre part, les deux associations vont suivre des sites témoins localisés dans des espaces protégés ou de nature dite banale pour évaluer l’abondance et la dynamique des populations d’amphibiens et de reptiles.
Cette nouvelle enquête, qui va couvrir la période 2000-2011, fournira des informations sur la situation des espèces en Bretagne mais aussi sur l’évolution des milieux qu’elles fréquentent. Amphibiens et reptiles partagent en effet un point commun : ils vivent dans des milieux qui ont subi de profonds bouleversements liés aux activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, les mares nécessaires à la reproduction des grenouilles, crapauds et autres tritons sont souvent de simples trous d’eau temporaires où le bétail vient s’abreuver ou des fossés en contrebas des haies et talus. Les reptiles, en tant que prédateurs, fournissent de précieuses informations sur la qualité de la chaîne alimentaire. Mieux comprendre la répartition de ces espèces, c’est donc aussi prendre la mesure des mutations des paysages qu’elles soient dues aux changements d’activités humaines ou aux pollutions.

[1] Penn ar Bed n°126-127, Bretagne Vivante – SEPNB

En savoir plus :
Atlas de répartition des amphibiens et des reptiles en Bretagne : protocole, fiches de terrain et guides d’identification


> Mots-clés associés : amphibiens, reptiles, inventaire
> Acteurs associés : vivarmor nature, bretagne vivante
 
 Pollution de l’eau : un affluent de l’Aber-Benoît pollué au Tanalith
 (3 mai 2008) 
Poissons morts

Mardi 22 avril, une fuite accidentelle de produit de traitement du bois dans une entreprise de matériaux de Lannilis a provoqué une pollution chimique dans le ruisseau du Diouric, un affluent de l’Aber-Benoît dans le Finistère.
8 à 10 000 litres de Tanalith E 3.499, un produit utilisé pour la préservation du bois contre la pourriture et les dégâts causés par les insectes, se sont déversés dans les canalisations des eaux de pluie de l’entreprise. Le produit s’est ensuite écoulé dans le petit cours d’eau, provoquant instantanément une coloration bleue, due au cuivre. Le Tanalith est considéré comme nocif et dangereux pour l’environnement et rapidement un certain nombre de poissons morts ont été observés. Cependant, la forte solubilité du produit dans l’eau (hormis la fraction contenant du cuivre précipité rapidement dans le cours d’eau) a permit de limiter l’étendue de la pollution. Les pompiers ont procédé au nettoyage de la portion du cours d’eau affectée et curé 10 m3 de terre souillée. L’Ifremer(1) et le Cedre(2) ont effectué des analyses à différents points de la rivière jusqu’à l’estuaire. Le produit était déjà très dilué en arrivant dans l’Aber-Benoît. Des arrêtés municipaux ont été pris à Lannilis et Tréglonou afin d’interdire la pêche dans ce secteur ainsi que la vente de coquillages aux trois entreprises ostréicoles situées à l’aval.
Selon la Drire(3), intervenue le jour même avec la cellule chimique de Brest et la préfecture, cet « incident doit être mis à profit pour mettre à niveau les pratiques et faire évoluer les mesures de sécurité au sein des entreprises industrielles stockant des produits dangereux. Dans le cas présent les dispositifs de collecte internes exigés par l’arrêté d’autorisation n’ont pas joué leur rôle et cette infraction a été relevée par l’inspection ».

(1) Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer
(2) Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux
(3)Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement

Pour en savoir plus:
Les arrêtés municipaux peuvent être consultés dans les mairies de Lannilis et de Tréglonou et à la préfecture.


> Mots-clés associés : finistère (29), pollution de l'eau
> Acteurs associés : centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux, direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement de bretagne, institut français de recherche pour l'exploitation de la mer, préfecture du finistère
 
 VivArmor Nature va à la rencontre des pêcheurs à pied costarmoricains
 (2 mai 2008) 
Tourteau ou crabe dormeur

Cette année, si vous pratiquez la pêche à pied en Côtes-d’Armor à Landrellec, Plouézec, l’îlot du Verdelet ou Saint-Jacut-de-la-Mer, vous rencontrerez probablement un adhérent de VivArmor Nature. S’il n’est pas là pour étudier la faune et la flore de l’estran, il vous interrogera sur vos pratiques ou bien vous informera sur la taille des captures, les périodes de pêche, les aspects sanitaires ou le maintien de la biodiversité.
Profitant des grandes marées d’avril à septembre, l’association VivArmor Nature se lance à la rencontre des pêcheurs à pied en mariant pédagogie, étude sociologique et suivi écologique. Elle lance ainsi un grand chantier : proposer une gestion durable de l’activité récréative de la pêche à pied et préserver la biodiversité littorale. L’opération, qui bénéficie d’un Contrat Nature, débute en Côtes-d’Armor mais pourrait être étendue à toute la Bretagne. Les enjeux sont forts : la pêche à pied est une activité ancrée dans la culture bretonne et dont le succès s’est largement répandu auprès des visiteurs estivaux. Si le nombre de pêcheurs à pied ne cesse d’augmenter, la grande majorité d’entre eux ignore totalement la réglementation qui régit l’activité. Il est donc urgent d’intervenir si on veut pérenniser ce loisir et conserver la biodiversité des estrans.

En savoir plus :
Etude et actions de sensibilisation sur la problématique de la pêche à pied : Un grand chantier pour VivArmor et ses adhérents


> Mots-clés associés : côtes d'armor (22), éco-citoyens, faune marine et littorale, eaux littorales, milieux littoraux et marins, pêche à pied
> Acteurs associés : vivarmor nature
 
 Le grand corbeau est de retour
 (2 mai 2008) 
corbeau

Cela fait 10 ans que le réseau Grand corbeau recense ces grands oiseaux noirs dans toute la région. Une vingtaine de bénévoles participent aujourd’hui à cette dynamique ; plusieurs d’entre eux font partie du Groupe ornithologique breton, de la Ligue pour la protection des oiseaux ou encore de Bretagne vivante - SEPNB et du Groupe d'études ornithologiques des Côtes d'Armor. Chaque année, les observateurs visitent plusieurs dizaines de carrières et prospectent autant de kilomètres de côte. Et ce n’est rien comparé aux centaines de kilomètres qu’il a fallu parcourir au lancement du réseau en 1997 quand on manquait de connaissances sur l’espèce.
Le réseau Grand corbeau vient de publier son dernier bilan : en 2007, il a comptabilisé 35 couples nicheurs et 4 couples cantonnés sur un site potentiel de nidification. Cela semble peu mais c’est beaucoup pour une espèce qui a bien failli disparaître de la Bretagne. En 2000, on n’en comptait pas plus de 23. La population de grands corbeaux est donc en pleine croissance. Pourvu que ça dure !

Contact : Thierry Quelennec (Groupe ornithologique breton) e-mail :


> Mots-clés associés : oiseaux, falaises, côtes et flots rocheux, inventaire, carrière
> Acteurs associés : groupe ornithologique breton, ligue pour la protection des oiseaux, bretagne vivante, groupe d'études ornithologiques des côtes d'armor
 
 Que pensez-vous du projet de gestion de l'eau en Loire-Bretagne ?
 (1er mai 2008) 
consultation

Du 15 avril au 15 octobre 2008, vous pouvez donner votre avis sur le projet de Schéma directeur d'aménagement et de gestion de l'eau (Sdage) du bassin Loire-Bretagne.
Le Sdage est un document qui décrit la stratégie pour améliorer le plus rapidement possible la qualité de nos rivières, de nos lacs, des eaux souterraines et côtières. L'objectif est d'atteindre le bon état écologique des eaux en 2015 comme l'exige la Directive cadre sur l'eau.
Vers le 15 mai prochain, chacun des 6 millions de foyer du bassin Loire-Bretagne recevra dans sa boite au lettre un questionnaire… Ne le jetez pas à la poubelle, ce document est important ! Il vous permet de donner votre avis sur la manière dont est gérée l’eau et sur ce que vous attendez de sa qualité. L’eau est présente au quotidien dans notre vie : pour la boisson, la toilette, pour nos loisirs (baignade, plaisance…), elle est omniprésente dans notre paysage (rivières, lac, zones humides…) même si on ne la voit pas toujours (nappes souterraines, eau du sol…) ; elle constitue aussi l’habitat de nombreuses espèces : poissons, plantes… Chacun est donc concerné par la manière dont elle est gérée et donc par son devenir.
Sous le slogan « Ensemble, prenons soin de l’eau », l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, communique auprès de tous (particuliers, enfants, élus…) afin que chacun comprenne les enjeux et son implication personnelle dans le cadre de cette consultation. N’hésitez pas à visiter le site Internet http://www.prenons-soin-de-leau.fr , il est là pour répondre à toutes vos questions. Vous pourrez également répondre au questionnaire en ligne.

Pour en savoir plus:

-  Pour le jeune public, une bande dessinée pour comprendre les enjeux de la consultation sur l’eau Dialogues au bord de l’eau

-  Pour tous :
Ensemble, prenons soin de l’eau

Le 15 mai 2008 à Rennes - Tout public
Débat public organisé par le comité de bassin à 17h
Lieu : ESC Rennes
2 rue Robert d’Arbrissel
35 000 Rennes


> Mots-clés associés : les eaux, gestion, opinion publique, schéma directeur
> Acteurs associés : agence de l'eau loire-bretagne
 
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