En 1999, l’Insee a recensé 1,5 millions de logements dans la région, dont 1,2 millions sont des résidences principales. Les maisons individuelles (73,6 %) dominent largement l’habitat collectif, à la différence de la moyenne nationale (56,8 %). Si 42 % de ces logements ont été construits après 1975 et respectent des normes de réglementation thermique, ce n’est pas le cas pour une majorité d’habitations qui doivent faire l’objet d’une réhabilitation thermique prioritaire.
Consommations d'énergie dans l'habitatLe secteur résidentiel est en effet le plus gros consommateur d’énergie en Bretagne, en particulier d’électricité et de produits pétroliers. Cette énergie est surtout utilisée pour se chauffer.
L’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a analysé les sources d’énergie en fonction des usages. Il apparaît que le gaz est de loin la première énergie de chauffage sur le secteur de l’habitat collectif (67 % des consommations) alors que les produits pétroliers sont plus utilisés dans l’habitat individuel (51 % des parts de marché). La production d’eau chaude sanitaire est plutôt d’origine électrique tandis que la cuisson se fait aussi bien au gaz naturel qu’à l’électricité ou au propane.
Une étude prospective menée en 2003 explique qu’il est possible de faire près de 40 % d’économie d’énergie d’ici à 2020 dans le secteur résidentiel. Les hypothèses envisagées tiennent compte de l’évolution démographique et économique régionale, et reposent sur la mise en oeuvre de solutions techniques bien identifiées.
Une étiquette Energie pour les logements
Actuellement en France, la consommation moyenne annuelle d'énergie du secteur du bâtiment est de l'ordre de 400 kWh d'énergie primaire par m² par an (environ 330 kWh pour le résidentiel et environ 550 pour le tertiaire, électricité spécifique comprise). Cette consommation énergétique génère des émissions de gaz à effet de serre, principalement du gaz carbonique CO2.
Avec la loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005, la France s’est engagée à baisser ses émissions de CO2 de 3 % chaque année pour atteindre une diminution totale d’un facteur quatre d’ici à 2050. Dans ce but, la réglementation thermique de 2005 dite « RT2005 » impose une amélioration de la performance des bâtiments neufs, qu’ils soient résidentiels ou non, d'au moins 15 %, avec une perspective de progrès tous les cinq ans pour atteindre moins 40 % en 2020.
La RT2005 concerne tous les projets pour lesquels la demande de permis de construire a été faite après le 1er septembre 2006. Elle met l’accent sur les économies d’énergie, le confort d’été en valorisant des outils de la construction bioclimatique, et requiert des performances minimales pour les composants de la construction (isolation, ventilation, système de chauffage, etc.). Une réglementation en cours d’élaboration imposera également des exigences thermiques minimales pour la réhabilitation des bâtiments.
Dans le même esprit, depuis le 1er novembre 2006, tout propriétaire souhaitant vendre un logement ou un bâtiment existant doit fournir un diagnostic de performance énergétique réalisé par un professionnel qualifié et certifié. Les consommations d’énergie sont estimées selon une méthode approuvée par le ministère de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement ou bien sur la base des consommations constatées sur trois ans.
Une étiquette Energie, du même type que celle utilisée pour l’électroménager et les voitures, indique la consommation liée au chauffage, à la production d’eau chaude sanitaire et au refroidissement. Elle précise les consommations théoriques en kWh par m2/an et les dépenses inhérentes à cette consommation en euros par an. Une autre étiquette sensibilise aux émissions associées de gaz à effet de serre.
Le diagnostic de performance énergétique comprend également des recommandations techniques pour aider le propriétaire à repérer les travaux les plus efficaces afin d’économiser l’énergie. La durée de validité du document - de 10 ans, d’après les prévisions du projet de loi - sera fixée par un décret à paraître.
Depuis le 1er juillet 2007, ce diagnostic est obligatoire également pour les logements et bâtiments livrés neufs ou mis en location. L’étiquette Energie fait le pari qu’une meilleure information des propriétaires et des locataires contribuera à améliorer les caractéristiques thermiques du parc immobilier.