Les chasseurs bretons limitent leurs prélèvements de Bécasse de bois pour que leur activité ne soit pas dommageable pour l'avenir de cette espèce, et étudient sa biologie.
Les fédérations départementales des chasseurs de Bretagne, conscientes de l'importance de la région pour cet oiseau et de leur responsabilité envers cette espèce, ont été les premières en France à mettre en place une politique de limitation de la chasse avec l'instauration d'un Prélèvement maximum autorisé (ou PMA). Ainsi, il n'est pas permis de prélever plus de 3 Bécasses des bois par jour, ni plus de 30 par saison. Si cette limitation n'est pas très restrictive, elle permet d'éviter les excès et contribue à la sensibilisation des chasseurs.
Par ailleurs, les fédérations des chasseurs et les associations de chasseurs spécialisés dans la chasse à la Bécasse s'associent aux recherches initiées par les scientifiques de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage pour mieux connaître la biologie des Bécasses en période hivernale. Un programme de baguage, initié voici une vingtaine d'années, a permis de connaître l'origine des Bécasses qui hivernent en Bretagne (elles viennent surtout de Scandinavie et du nord de la Russie), et apporte des renseignements sur la démographie de ces oiseaux, ainsi que sur la façon dont ils utilisent le territoire (nombre d'entre eux sont fidèles à un site d'hivernage). Pour affiner ce dernier point, des études font appel à la pose de radio-émetteurs sur les oiseaux capturés ; c'est entre autres l'objet d'un Contrat Nature piloté par la fédération départementale des chasseurs du Morbihan et financé par le Conseil régional de Bretagne. Ce projet bénéficie également du soutien du Conseil général du Morbihan, et des organisations cynégétiques.