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CHAUVES-SOURIS/ SITUATION ACTUELLE
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20 espèces de chauves-souris en Bretagne

Dernière mise à jour le 20 décembre 2004
Protégées et souvent rares, les 20 espèces de chauves-souris bretonnes sont présentes dans de nombreux milieux. Elles sont les garantes de la qualité de notre environnement.

Sur les 34 espèces présentes en France, 20 peuvent être observées en Bretagne. On peut citer par exemple :

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1089980829-vignette-oreillard-gris.jpgOreillard gris
- la Pipistrelle commune, Pipistrellus pipistrellus, la plus petite espèce (envergure 19 cm, poids 5 g). Elle chasse dans tous les types de milieux, même en ville. On la trouve régulièrement dans les habitations (toitures, coffres de volets roulants, etc.).

-  la Sérotine commune, Eptesicus serotinus, chauve-souris de grande taille (36 cm d'envergure, poids 26 g). Elle est présente dans de nombreux milieux (parcs, bois, bocage, zones remembrées), et fréquente elle aussi les habitations humaines, en été comme en hiver.

-  l'Oreillard roux, Plecotus auritus, et l'Oreillard gris, Plecotus austriacus, sont des chauves-souris relativement petites (24 cm d'envergure pour 7 g). Elles tirent leur nom de la taille démesurée de leurs oreilles (un tiers de la taille du corps). Les deux espèces gîtent dans des milieux différents ; le roux est très forestier, et le gris est observé régulièrement dans les habitations. Mais les deux espèces chassent principalement dans les zones boisées.

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http://www.bretagne-environnement.org/photo/1100534652-vignette-barbastelle.jpgBarbastelle
la Barbastelle, Barbastella barbastellus, est une espèce forestière de taille moyenne (envergure de 27 cm, poids de 6 à 13 g). Elle est considérée comme menacée au plan européen. Les 21 colonies de reproduction découvertes à ce jour en Bretagne regroupent plus de 400 individus, soit 13 % des effectifs reproducteurs nationaux connus. En outre, cette espèce semble assez bien représentée dans notre région, comme l'attestent de nombreuses captures au filet, en particulier dans les zones forestières.

-  Le Murin de Daubenton, Myotis daubentoni est un murin de taille moyenne (envergure de 24 cm, poids 8 g) qui fréquente essentiellement les milieux humides (rivières, étangs, lacs, etc.) pour s'alimenter.

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http://www.bretagne-environnement.org/photo/1100534655-vignette-grands-murins.jpgGrands murins
le Grand Murin, Myotis myotis, est le plus grand des murins européens (envergure de 35 à 43 cm, poids de 28 à 40 g). A l'instar des rhinolophidés, il a souffert à partir des années 60 d'une diminution très spectaculaire de ses effectifs, certaines estimations faisant état d'une baisse de 80 % à l'échelle européenne. En Bretagne, cette espèce est présente pour l'essentiel à l'est d'une ligne Dinan - Lorient, où 14 colonies de reproduction ont été découvertes. Avec une population régionale estimée à environ 1 500 individus, le Grand Murin peut être considéré comme l'une des espèces bretonnes les plus fragiles.

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http://www.bretagne-environnement.org/photo/1089980826-vignette-grands-rhinolophes.jpgGrands rhinolophes
le Grand Rhinolophe, Rhinolophus ferrumequinum, est l'une des plus grandes chauves-souris bretonnes (envergure de 35-40 cm, poids de 30 g). C'est une espèce très rare et disparue de nombreuses régions d'Europe. La Bretagne, qui abrite 20 % des effectifs nationaux de l'espèce, constitue l'un des derniers bastions en France. Cette chauve-souris se reconnaît facilement à son allure de cocon quand elle est suspendue. Très exigeante, l'espèce a besoin pour survivre d'une combinaison de facteurs : des combles de bâtiments de grande taille pour la reproduction, des cavités souterraines pour hiverner, et des terrains de chasse constitués de bocage de qualité comportant des pâtures à bovins. Particulièrement sensible, l'espèce connaît des diminutions alarmantes d'effectifs : les naturalistes estiment que depuis les années 1950, ceux-ci ont chuté de 90 %. C'est pourquoi, le Groupe mammalogique breton mène en partenariat avec le Conseil régional de Bretagne depuis 2001 un contrat Nature pour sa conservation, intituté "Etude et sauvegarde des polupations de Grands rhinolophes du bassin versant de la Rade de Brest".

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http://www.bretagne-environnement.org/photo/1100534658-vignette-petit-rhinolophe.jpgPetit Rhinolophe
le Petit Rhinolophe, Rhinolophus hipposideros, est le plus petit des rhinolophidés européens (envergure 19 à 25 cm, poids 5 à 7 g). Il chasse essentiellement dans les boisements de feuillus et sur les ripisylves. Comme tous les rhinolophidés, le Petit Rhinolophe a vu ses effectifs s'effondrer dans l'ensemble de l'Europe depuis le milieu du XXe siècle. En Bretagne, sa population ne dépasse guère, dans l'état actuel de nos connaissances, 2 000 individus. Les 52 colonies connues en 2003 regroupent environ 1 100 femelles adultes. Présentes à l'est d'une ligne Morlaix - Quimperlé, ces populations, numériquement faibles, semblent également très fragmentées. Ce constat est d'autant plus inquiétant que le Petit Rhinolophe est connu pour sa sédentarité stricte, avec un territoire restreint ne dépassant guère un rayon de 5 km autour du gîte de reproduction. C'est la raison pour laquelle depuis 2003, Bretagne vivante a engagé un Plan d'action régional en faveur du Petit rhinolophe. Ce Contrat Nature, mené en partenariat avec l'Université Université Rennes 1 et le Conseil régional de Bretagne, a pour objectifs d'améliorer les connaissances et la gestion des populations bretonnes.

http://www.bretagne-environnement.org/photo/1100878871-vignette-petit-rhinolophe.pngPetit Rhinolophe

Pour de nombreuses espèces, il est difficile d'évaluer les effectifs de chauves-souris en raison de leur goût pour les anfractuosités étroites et profondes. Quand on voit un murin Daubenton dans une ardoisière, ce n'est probablement qu'une portion de l'effectif qui existe réellement. De même, les populations de chauves-souris arboricoles sont difficiles à estimer car elles peuvent gîter dans des trous souvent hauts perchés, et prospecter les forêts de façon exhaustive à la recherche de ces animaux est un travail de titan. Les scientifiques parlent donc plutôt de potentialités par espèces. Seuls quelques espèces comme les rhinolophes ou les Murins à oreilles échancrées peuvent être dénombrées de façon plus précise, car elles se suspendent librement et de façon très visible... encore faut-il identifier les gîtes !

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