Un sauvetage in-extremis du Ciste hérissé fût entrepris par le Conservatoire botanique national de Brest en partenariat avec la SNCF et l'association La Forest Environnement, en 1988. A cette époque, seuls 4 ou 5 pieds de Ciste subsistaient le long de la voie ferrée et 2 pieds fleuris se trouvaient sur des parcelles isolées). Aujourd'hui, après une opération de réimplantation de Cistes cultivés à partir de graines, la population de Cistes hérissés avoisine 150 à 200 individus.
Sur les pieds plantés en 1989 et 1990, certains se maintiennent dans une situation stable et optimale (exposition au sud, végétation très clairsemée). Il semblerait même que quelques pieds se soient développés spontanément en lisière d'un bois de chênes à partir de ces individus réintroduits. Mais d'autres paraissent affaiblis voire ont disparu (près de la voie ferrée, notamment), probablement en raison de la fermeture très rapide du milieu, inéluctable en l'absence d'intervention.
Le Conservatoire botanique national de Brest a donc proposé un plan de sauvegarde reposant en priorité sur l'entretien et le suivi de la population actuelle.