Ordures ménagères en BretagneLa collecte des ordures ménagères (OM) revêt deux aspects : la collecte traditionnelle en porte à porte (OM résiduelles ou non triées) et la collecte sélective.
Le gisement des ordures ménagères résiduelles se stabilise aux environs de 990 000 tonnes, alors que la croissance des tonnages issus des collectes sélectives est importante et régulière. En effet, elle est passée de 113 500 tonnes en 1997 à 210 265 tonnes en 2002, soit une augmentation de 85,3 %. Globalement les tonnages issus de la collecte sélective représentent plus de 16 % du gisement des ordures ménagères de Bretagne. Cette tendance s'explique notamment par les efforts déployés par les communes et les départements pour s'équiper en collecte sélective. Ainsi en 2002, 100 % de la population était desservie par au moins une collecte sélective : 100 % pour le verre, 88 % pour les journaux et magazines, 77 % pour les plastiques, 70,8 % pour les cartons, 72 % pour les briques cartonnées et 69 % pour les métaux. Résultat, plus de 75 % de la population bretonne trie au moins trois matériaux. En 2002, 210 265 tonnes de déchets ont été collectées sélectivement (+ 8,4 % par rapport en 2001), soit en moyenne 72 kg par habitant.
Les déchèteries en Bretagne
Tri sélectifEn complément des voies classiques de la collecte (monstres, déchets verts, déchets inertes, déchets ménagers spéciaux) et des déchets ménagers pour lesquels il existe une collecte sélective (papier, cartons, verre, textiles, plastiques, métaux ferreux et non ferreux), la déchèterie est un centre permanent de réception par apport volontaire pour les déchets encombrants.
De 1993 à 2002, la Bretagne est passée de 54 à 217 déchèteries, qui desservent 98 % de la population. En 2002, chaque habitant desservi a effectué en moyenne 2,2 visites, correspondant à 6,3 millions de visites et 668 000 tonnes de déchets. L'apport annuel par habitant desservi progresse régulièrement depuis 1996, il a atteint 235 kg en 2002.
Valorisation et traitement des déchetsL'enfouissement reste la première destination des déchets (gravats compris) collectés en déchèteries. Après une légère baisse, cette proportion est en augmentation depuis 2001, elle passe ainsi de 38 % à 43,5 % en 2002. La valorisation énergétique augmente également passant de 4 % en 2000 à 5,6 % en 2002.
Notons, que le développement de collectes sélectives tend à faire diminuer les déchets valorisables reçus en déchèteries (verre, papiers, cartons, etc.).
Déchets apportés aux déchèteries bretonnesLa composition des tonnages reste proche d'une année sur l'autre. Malgré une légère diminution en 2002, les déchets végétaux restent l'apport le plus important (39,4 %). La part du tout venant augmente, passant ainsi de 19 % en 2001 à 21 % en 2002.
Les déchets végétaux arrivent en tête des tonnages annuels apportés par les habitants desservis (93 kg), devant les gravats (59 kg) et le tout venant (48 kg).
Le devenir des déchets non triés
Destination des déchets ménagers non triésEn 2001, plus de la moitié des 988 300 tonnes d'ordures ménagères produites en Bretagne a été dirigée vers une unité d'incinération avec valorisation énergétique. Cette répartition correspond à la destination initiale des ordures ménagères produites. Elle ne prend pas en compte le mode de traitement des refus de compostage et des déchets délestés. En 2001, 68 installations bretonnes ont reçu des ordures ménagères résiduelles. Entre 2000 et 2001, 4 centres de stockage ont fermé. Des installations de transfert ont donc été créées afin d'optimiser le transport de déchets vers des installations plus éloignées.
Destination des déchets ménagers non triés par départementIl existe d'importantes variations interdépartementales dans le devenir des déchets non triés. Les Côtes d'Armor envoient davantage leurs ordures ménagères résiduelles en compostage que les autres départements. Dans ce département, il n'y a pas d'ordures ménagères brutes envoyées directement en enfouissement. La valorisation énergétique est la destination la plus importante sauf dans le Morbihan où le stockage est prépondérant. L'incinération sans valorisation ne concerne plus que le Finistère et le Morbihan.