Une vulnérabilité accrue par le faible nombre de colonies
Dernière mise à jour le 6 avril 2005
Aucune menace particulière ne pèse sur le Fou de Bassan, mais le faible nombre de colonies accroît sa vulnérabilité face à des événements catastrophiques de type marée noire. Ce risque est accentué par la proximité de bon nombre des colonies européennes des grandes voies de navigation maritime. Il en est de même pour les zones de pêche exploitées par l'espèce. L'utilisation fréquente par les Fous de Bassan pour construire leurs nids de débris divers jetés en mer par les pêcheurs (bouts de filets, cordes, etc.) entraîne chaque année la mort d'adultes et de poussins, empêtrés dans ces cordages. Globalement, cette mortalité artificielle reste pour le moment limitée.
Colonie de fous au Rouzic
Le développement de la colonie de Fous de Bassan sur Rouzic (Côtes d'Armor) a eu un impact ponctuel sur les Mouettes tridactyles, les fulmars et les guillemots, qui ont déserté les zones se situant en contrebas de la colonie, dont les corniches étaient progressivement comblées par les fientes et des débris divers. Ces espèces se sont alors déplacées vers d'autres zones exemptes de dérangement. La progression spatiale de la colonie de fous, qui s'accompagne à la fois d'une réduction des zones disponibles par empiétement et d'une altération irréversible du couvert végétal puis d'une érosion du sol, pourrait cependant avoir à l'avenir un impact plus marqué sur deux espèces à reproduction souterraine : le Puffin des Anglais et le Macareux moine.