Interférences avec le milieu naturel et les activités humaines
Dernière mise à jour le 6 avril 2005
En France, comme dans d'autres pays, l'accroissement des populations de goélands au cours du XXe siècle a engendré des interférences, très diverses et d'intensité variable, avec d'autres espèces ou avec des activités humaines.
Les goélands peuvent avoir un fort impact sur d'autres oiseaux (sternes, limicoles ou océanites) à travers la compétition spatiale ou la prédation. Ils peuvent aussi contribuer à dégrader la végétation sur les colonies de reproduction, entraînant par l'action conjuguée du piétinement et des déjections, l'eutrophisation du milieu, la disparition du tapis végétal originel et de stations botaniques intéressantes. Il a ainsi fallu installer un réseau de fils tendus en toile d'araignée pour empêcher l'atterrissage des goélands et protéger une des stations de narcisses des Glénan (Narcissus triandrus ssp. capax, sous-espèce végétale endémique et protégée) sur la réserve naturelle de Saint-Nicolas des Glénan (Finistère). Un tel système avait déjà été utilisé pour la protection de colonies de sternes au Canada.
Les interférences avec les activités humaines concernent principalement les exploitations conchylicoles (dégâts causés sur les bouchots de moules) et les problèmes posés par leur implantation en milieu urbain. Ponctuellement, d'autres types de nuisances peuvent apparaître (prédation sur des volailles dans des élevages en plein air par exemple).